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Les actualités économiques de la Centrafrique
 Vers l'ouverture d'une enquête sur l'efficacité de l'aide en Centrafrique. | Bangui, 26 fév (ACAP)- Le directeur de cabinet du ministère de l'Economie, du plan et de la coopération internationale, M. Félix Molowa, a ouvert mardi 26 février 2008 à Bangui, un atelier d'information et de sensibilisation sur une enquête destinée à mesurer l'efficacité de l'aide en République Centrafricaine.
Organisé par le la coordination nationale avec l'appui financier du projet d'appui au renforcement des capacités pour la mise en œuvre du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp), cet atelier a réuni plus d'une quarantaine de participants relevant des pouvoirs publics, de la société civile, des représentants des organisations non gouvernementales dans le souci d'une large participation au processus de l'enquête.
Il s'agit entre autres pour les organisateurs d'informer les participants sur la déclaration de Paris et sa mise en œuvre, de présenter aux participants des questionnaires de l'enquête, les indicateurs associés au cinq principes de la déclaration de Paris ainsi que les questions dont les réponses permettront la rédaction du rapport du pays et de faire adopter le calendrier de l'enquête par les participants.
Le directeur de cabinet a rappelé qu'à la table ronde de Bruxelles, « nous avons exposé notre analyse du processus de coordination de l'aide. Cette enquête viendra nous apporter davantage d'éclairage sur la nature du dispositif actuel et nous aider à initier les actions de nature à nous mettre en conformité avec les principes de la déclaration de Paris ».
Selon M. Molowa, « ce forum offrira l'opportunité à l'ensemble de la communauté internationale d'identifier les principaux défis à relever et d'envisager des mesures en vue d'améliorer l'efficacité de l'aide dans les pays partenaires ».
Il convient de rappeler que la RCA a adhéré en septembre 2007 à la déclaration de Paris dont les principes fondamentaux sont l'appropriation, l'alignement, l'harmonisation, la gestion axée sur les résultats et la responsabilité mutuelle.
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|  Fin des réunions sous-régionales sur le projet CAB fibre optique. | Bangui, 21 fév (ACAP)- Le ministre de la Jeunesse, des sports, des Arts et de la Culture, M. Désiré Nzanga Kolingba, a présidé mercredi 20 février 2008, la cérémonie de clôture des réunions des experts et du comité ministériel de pilotage du projet CAB fibre optique Afrique centrale, débutées le 18 février dernier à Bangui.
Satisfait du travail réalisé par les experts et les représentants des différents partenaires, le ministre des Postes et Télécommunication chargé des Nouvelles Technologies, M. Fidèle Gouandjika, a déclaré qu' « il ne reste qu'à convaincre nos gouvernements respectifs davantage, pour le projet de construction de l'infrastructure sous-régionale large bande à fibre optique, inscrit en bonne place dans les priorités de nos États ».
Il a également réaffirmé le ferme attachement du gouvernement centrafricain à ce projet qui est selon lui, « un puissant instrument pouvant réduire considérablement non seulement la fracture numérique, mais également la pauvreté ».
Ayant pour objectif principal le désenclavement de la sous-région d'Afrique Centrale, le projet fibre optique est entièrement financé par la Banque mondiale à hauteur de 160 millions de dollars américains. Sa première phase concerne essentiellement le Cameroun, le Tchad et la République Centrafricaine.
Les réunions de Bangui, tenues du 18 au 20 février, ont permis aux experts des trois pays et des représentants de la Banque mondiale, de l'Union internationale des télécommunications, de la Banque africaine de développement et de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (Cemac) d'élaborer le document de base, nécessaire à la réalisation du projet. J.Soupou/ACAP
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|  Lancement du "Programme d'Aide Coordonné" en faveur de la République Centrafricaine. | Bangui, 20 fév. (ACAP)- Le Premier Ministre centrafricain, M. Faustin Archange Touédara, a procédé mercredi 20 février 2008 à Bangui, au lancement du «Programme d'Aide Coordonné » (CAP) des acteurs humanitaires qui ont mobilisé 92 millions de dollars afin de répondre aux besoins des populations touchées par la crise et l'insécurité dans le Nord du pays
Le Représentant du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), M. Toby Lanzer, qui assure la coordonnation de l'action humanitaire en Centrafrique, a souligné que cette année, 28 organisations ont conçu 76 projets visant à améliorer les conditions de vie des populations dans les zones de crise.
Le programme prévoit de fournir des soins médicaux d'urgence, de protéger les populations déplacées – en particulier les femmes et les enfants – et d'assurer que les populations frappées par la violence aient accès à l'eau et à l'alimentation en quantité suffisante.
Il a précisé que parmi ces 76 projets, 37 jugés hautement prioritaires nécessitent un financement immédiat de 29 millions de dollars.
Selon M. Lanzer, on compte encore aujourd'hui près de 197.000 déplacés internes et 98.000 Centrafricains réfugiés dans les pays frontaliers (Tchad, Cameroun et Soudan). Au total, les Nations Unies estiment qu'un million de personnes sont touchées par la crise. Un soutien encore plus substantiel des donateurs est donc indispensable en 2008.
Le Premier ministre Faustin Archange Touadéra a affirmé la volonté du gouvernement de garantir le respect du droit humanitaire international sur toute l'étendue du territoire et de prendre des dispositions pour faciliter les procédures d'enregistrement des Organisations Non Gouvernementales Internationales.
Rappelons qu'en 2007, la communauté internationale avait donné plus de 69 millions de dollars pour assister les populations les plus vulnérables dans le Nord du pays. Sébastien Lamba/ACAP
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|  Vers la production de biodiesel en Centrafrique. | Bangui, 18 fév. (ACAP) – Le ministre de la Reconstruction des Edifices Publics, de l'Urbanisme et du Logement, M. Jean Serges Wafio, a reçu en audience lundi 18 février 2008, une équipe du projet Afrique-Eco et une délégation de l' ONU Habitat qui sont venues l'informer du projet et demander l'accès aux terres pour implanter le projet qui consiste à produire du biodiesel à partir d'une plante appelée « Jotropha. »
Les objectifs de ce projet sont de réduire la dépendance de la Centrafrique vis-à-vis de l'importation d'hydrocarbure, de fournir de l'emploi et de promouvoir un produit écologique et contribuer au développement du pays.
le docteur Keren Mildwaters, qui a conduit la délégation d'Afrique Eco, a déclaré que le biodiesel obtenu à partir de plantes est totalement différent du diesel obtenu à partir du pétrole.
Il a ajouté que c'est un projet très prometteur qui peut employer 25.000 ouvriers agricoles, travaillant sur une superficie de 40.000 hectares.
Notons que le projet Afrique Eco,qui a son siège à Birmingham, en Angleterre, est en cours de réalisation dans de nombreux pays asiatiques, au Mali, au Sénégal, en Mozambique et en Afrique du Sud.
Il convient de rappeler qu'en République Centrafricaine, le projet a été initié en 2006 par le président de la République, le général François Bozizé.
M. Joseph Djiebo, conseiller principal à l'ONU Habitat, qui a conduit la délégation, a souligné qu'ils sont venus voir le ministre pour réactualiser le document qu'ils ont élaboré il y a quelques années, et soumettre au gouvernement, comment contribuer à l'amélioration de la vie de la population centrafricaine.
Il faut noter que l'ONU Habitat, est une organisation des Nations Unies chargée d'appuyer le gouvernement pour formuler et mettre en œuvre les politiques de stratégie nationale en matière de l'établissement humain. Biongo/ACAP
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|  Ouverture à Bangui d'une réunion sous-régionale sur la fibre optique. | Bangui, 18 fév. (ACAP)- Le ministre d'Etat au développement rural, M. Jean Eudes Téya, a ouvert, lundi 18 février 2008 à Bangui, les travaux de la réunion des experts et du comité ministériel de pilotage du projet « Fibre optique » Cameroun, Tchad, Centrafrique, en présence des ministres des Postes et Télécommunications du Cameroun et de la Centrafrique MM. Bello Bouba et Fidèle Gouandjika.
Dans son discours d'ouverture, le ministre d'Etat au Développement rural, qui représentait le Premier ministre, M. Faustin Archange Touadéra, a fait remarquer que les nouvelles technologies de l'information et de la communication (Ntic) constituent d' « irréfutables moyens de désenclavement tant endogène qu'exogène et un vecteur de développement sous toutes ses formes ».
« Nous sommes convaincus que les Ntic ont indubitablement la capacité de transformer les procédés de production comme le commerce, la gouvernance, l'éducation, la santé, en un mot de faciliter la participation des populations au développement », a-t-il affirmé.
Le ministre des Postes et Télécommunications chargé des nouvelles technologies, M. Fidèle Gouandjika, a pour sa part expliqué que la conception du projet fibre optique en Afrique centrale est un tournant décisif dans l'histoire des télécommunications et des technologies dans la sous-région.
« La réalisation de l'interconnexion de ces trois pays de la sous région permettra d'ouvrir les pays de la sous région à l'autoroute mondiale de l'information et le développement des services de technologies de pointes à l'heure de la mondialisation », a-t-il déclaré.
Il a précisé que l'aboutissement du projet va permettre d'avoir des services téléphoniques de qualité, de l'Internet à haut débit, l'application de la vidéo sur Internet, la télésurveillance, la télémédecine, le téléenseignement. C'est compte tenu de l'enjeu de développement de ce projet que la Banque mondiale a accepté de le financer à auteur de 160 milliards de Fcfa.
Pour l'expert de la Banque mondiale, M. Yann Burtin, le projet fibre optique Afrique centrale se situe dans le cadre de la promotion de l'intégration régionale et d'accélérer la croissance économique.
Ces assises, qui voient la participation des experts des trois pays concernés, prendront fin le 20 février prochain. J. Soupou/ACAP
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|  Aide financière de la Chine pour la construction de buildings administratifs. | Bangui, 31 janv. (ACAP)- Le ministre d'Etat au Plan, à l'Economie et à la Coopération Internationale, M. Sylvain Maliko et l'Ambassadeur de Chine, M. Shi Hu, ont procédé jeudi 31 janvier 2008 à la signature d'une convention relative au financement d'une étude de faisabilité du projet de construction de buildings administratifs dont le montant estimatif est de 10.000.000.000 FCFA.
M. Maliko a déclaré à l'issue de cette signature de l'échange que « cette opération correspond à des attentes nationales exprimées à divers partenaires au développement et consignées dans le document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) ».
« Le cadre de vie professionnelle décent stimule la productivité et le rendement, » a-t-il expliqué, déplorant l'état de délabrement des infrastructures abritant les services administratifs.
Ce nouveau geste du partenaire chinois est apprécié par le gouvernement et vient renforcer les projets en vue, a conclu M. Maliko, qui a expliqué que le secteur des infrastructures administratives en République Centrafricaine est confronté à de nombreuses difficultés logistiques.
M. Shi a affirmé que la construction de bâtiments administratifs traduit la volonté sincère du gouvernement chinois d'aider le gouvernement centrafricain et son peuple dans le cadre du développement socio-économique.
« Une fois construit, le building administratif contribuera en quelque sorte à l'amélioration des conditions de travail en faveur des fonctionnaires centrafricains, » a-t-il affirmé.
Il convient de noter que les bâtiments sont capables de regrouper neuf (9) ministères et accueillir 750 fonctionnaires.
Prévus pour être construits sur deux à quatre étages avec des équipements anti-sismiques, ils devraient comporter un cabinet d'Internet, une salle de commande d'incendie et de sécurité, un poste de transformation et de distribution.
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|  Des chefs d'entreprise en formation. | Bangui, 28 janv (ACAP)- Le premier vice président de la Chambre de commerce, d'industrie, des mines et de l'artisanat, M. Gilles Gilbert Grézénguet, a ouvert lundi, 28 janvier 2008, un séminaire de formation en entreprenariat, création et développement d'entreprise à Bangui, en partenariat avec la Société financière internationale (Sfi).
Prévue du 28 janvier au 1er février 2008, le séminaire regroupe trente participants et a pour objectif de renforcer les capacités des chefs d'entreprises et des porteurs de projets en vue de la promotion et de la valorisation de leurs entreprises et projets.
Dans son discours d'ouverture, M. Gilles Gilbert Grézénguet a indiqué que dans l'optique de la relance et du développement du secteur privé, la Chambre de commerce de Bangui et la Sfi prévoient d'organiser quatre séminaires de formation au cours de l'année 2008, pour renforcer les capacités des promoteurs de projets et des opérateurs économiques ; ajoutant que l'année 2008 doit être « l'année de l'entreprenariat en République Centrafricaine».
Le consultant national de la Sfi, M. Serge Magloire Mologbama, a pour sa part déclaré que la formation des entrepreneurs permet non seulement de relancer le secteur privé, mais aussi d'inscrire les entreprises centrafricaines dans le contexte de la mondialisation en les rendant compétitives.
Pour lui, il faut progressivement, « bannir la culture de la valorisation de la fonction publique et de la dévalorisation du secteur privé ; car développer le secteur privé c'est relancer l'économie du pays en résorbant également le problème de chômage », a-t-il conclu.
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|  Loi de finances 2008 adoptée par le parlement. | Bangui, 23 jan. (ACAP)- Les députés centrafricains ont adopté, mardi 22 janvier 2008 par soixante dix neuf voix pour, une voix contre et 3 abstentions, le projet de loi de finances 2008.
Cette loi prévoit des recettes de 135.087.148.000 f pour des dépenses de 150.969.396.000 FCFA, soit un déficit de 15.882.248.000.
Selon le ministre des Finances, M. Emmanuel Bizot, les efforts entrepris par le gouvernement pour atteindre les objectifs en matière de développement ont permis de prévoir des recettes propres de l'Etat qui passeraient de 98.897.441.000 en 2008 contre 85.216.669.000 en 2007. Ces ressources sont basées sur les recettes fiscales.
M. Bizot a affirmé que le gouvernement a déjà repris des relations avec les institutions de Bretton Woods et l'accès au programme des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE).
Il convient de rappeler que le budget 2007 affichait 125.2 milliards F CFA de recettes contre 136.7 milliards de dépenses, soit un déficit de 11,5 milliards F CFA. F. Biongo
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|  Clôture de l'Atelier sur l'Accord de partenariat économique entre Union Européenne et la République Centrafricaine. | Bangui, 25 janv. (ACAP)- La ministre centrafricaine du Commerce, Mme Rosalie Koudounguéré Mologbama, s'est réjouie « de l'appropriation du dossier de l'Accord de partenariat économique entre l'Union européenne et les pays de l'ACP et en particulier ceux de l'Afrique centrale », jeudi 24 janvier 2008 à la cérémonie de clôture d'un atelier qui a permis aux participants de capitaliser et de consolider les acquis positifs pour le développement durable de la République Centrafricaine.
« Le gouvernement tiendra compte des résolutions et recommandations issues de cet atelier pour la poursuite des négociations avec les partenaires européens tout en sachant que le Président de la République, chef de l'Etat, assurera la présidence de la CEMAC », a déclaré Mme Koundouguéré, espérant que les leçons apprises durant l'atelier seront restituées aux membres des entités respectives pour que « chacun dans son domaine de compétence contribue au relèvement socio- économique de la République Centrafricaine ».
« La République Centrafricaine parviendra sur la base de vos propositions, à signer avec l'Union européenne un accord de partenariat juste et équilibré en prenant en compte ses spécificités », a conclu, Mme Koudounguéré.
L'atelier a fait des recommandations relatives à l'accès aux marchés des biens, à l'accès aux marchés des services, aux normes, au renforcement des capacités et financement du partenariat ainsi que sur le texte de l'Accord.
L'atelier a également fait une déclaration invitant les hautes autorités du pays, compte tenu des enjeux des négociations, à mettre à la disposition des structures négociantes, notamment le Comité national des Négociations Commerciales et les experts, les moyens financiers et matériels nécessaires et appropriés à l'accomplissement de leurs missions.
A mettre à profit la présidence de la CEMAC par la RCA en 2008, en vue d'accélérer le processus d'intégration régionale, la poursuite et la finalisation des négociations de l'APE et également à mettre à profit la période de grâce, pour prévoir des reformes fiscalo-douanières nécessaires devant permettre de faire face aux effets de l'APE.
L'atelier invite par la même occasion l'Union Européenne, partenaire majeur de la République Centrafricaine, à une plus grande implication dans la mise en œuvre de la politique d'aide au commerce, afin que le pays tire effectivement profit de la libéralisation des échanges et aussi à une plus grande mobilisation des ressources pour les réformes nécessaires à la mise en œuvre de l'APE et la mise à disposition dans un bref délai des ressources du 10ème Fonds Européen de Développement (FED). Dagoulou/ACAP
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|  L'APE, une contrainte pour la République Centrafricaine. | Bangui, 23 janv. (ACAP)- Les travaux de l'atelier national de réflexion sur l'Accord de partenariat économique (APE) entre l'Union Européenne (UE) et la République Centrafricaine se sont poursuivis mardi et mercredi 23 janvier 2008 à l'Hôtel Oubangui, avec des travaux dans des groupes thématiques, notamment sur l'accès aux marchés des marchandises, le commerce des services et investissement, les normes, le renforcement des capacités et la mise à niveau des entreprises, ainsi que la question du texte juridique de l'Accord.
Notez que la première journée avait donné l'occasion aux participants d'être imprégnés des communications des experts sur les thèmes débattus en ateliers et surtout sur les enjeux et défis de l'Accord de partenariat économique.
De l'avis des experts, notamment M. Jerry Victor Yakété Kossi, inspecteur principal des douanes, modérateur du groupe : ‘'Accès aux marchés des marchandises'', « cet Accord va aboutir à la mise en place d'une zone de libre-échange entre l'Union Européenne et l'Afrique centrale ». Selon lui, la réciprocité dans ces nouvelles relations avec l'UE va conduire à une augmentation du commerce dans la zone, précisant que les impôts positifs ou négatifs doivent être relativisés en fonction de la stature économique de chaque pays et du volume des échanges avec l'Union européenne.
L'expert précise que concernant les importations, l'ouverture complète du marché des pays de l'Afrique centrale conduirait à une augmentation totale de 7,1%, évoquant que la mise en place de cet Accord entraînerait une perte des recettes fiscales pour la région en raison de la suppression des droits de douane sur les importations en provenance de l'Union européenne.
En ce qui concerne la République Centrafricaine, M. Yakété précise que l'impact de la réciprocité dans les échanges commerciaux avec l'UE serait synonyme de perte de recettes fiscales qui varieraient entre 3 milliards et 6,7 milliards Fcfa. Par ailleurs relève- t-il, « l'Etat aura des difficultés à faire face au service de la dette intérieure et extérieure ».
Devant cette situation, il déclare que les importations en provenance de l'Union européenne s'accroîtraient de 1,9% en moyenne. Mais l'impact de la réciprocité sur les exportations serait nul à court terme à cause de la concentration des ventes sur un nombre restreint de produits primaires (diamant, bois, coton, café). Il préconise que si à moyen terme, des mesures « volontaires et vigoureuses sont prises pour développer et accroître l'offre exploitable, les exportations pourraient croître sensiblement et durablement et tirer davantage des préférences existantes ».
« Le processus de l'accord de partenariat économique avec l'Union européenne est inéluctable », a déclaré, M. Yakété, précisant qu'il ne sert à rien de sombrer dans un pessimisme parce que les gains attendus ne sont pas évidents à court terme, mais à moyen et long terme, les effets seront palpables dès lors que chaque Etat aura pris conscience de la nécessité de revoir les stratégies de développement au plan national et international.
« L'arrimage au commerce international est une contrainte universelle de survie en cette période de mondialisation et les Etats de l'Afrique centrale ne peuvent s'y soustraire », a-t-il conclu. Dagoulou/ACAP
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|  Vers un accord de partenariat économique entre l'Union Européenne et la Centrafrique. | Bangui, 21 janv. (ACAP)- Le ministre du Commerce, de l'Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises, Mme Rosalie Koundouguéré Mologbama, a ouvert lundi 21 janvier 2008 à l'hôtel Oubangui, un atelier national de réflexion sur l'Accord de partenariat économique (APE) entre l'Union Européenne et la République Centrafricaine.
Mme Koundounguéré a indiqué que l'objet de cet atelier, prévu pour 4 jours, consistait à « imprégner les participants du dossier APE en vue de faire des suggestions et recommandations sur les différents thèmes des négociations pour la détermination de la nouvelle feuille de route et une proposition éventuelle à soumettre aux partenaires européens dans le cadre de la poursuite de ces négociations en prenant en compte les spécificités centrafricaines pour que la République Centrafricaine puisse parvenir s'il le faut à un accord juste, spécifique et équilibré pour le devenir du pays ».
Elle a rappelé que les négociations sur l'accord entre l'Union Européenne et l'Afrique Centrale ont été lancées il y a cinq ans et devaient être conclues le 31 décembre 2007, mais elles ont été bloquées depuis octobre 2007 pour cause de divergences entre les deux parties négociantes, notamment sur la question du développement et du problème d'accès au marché des biens et services qui n'est pas encore réglée au niveau régional.
Rappelons que la configuration négociante Afrique centrale est composée de trois pays à économie intermédiaire dont le Cameroun, le Gabon et le Congo, et cinq autres dits moins avancés dont République Centrafricaine, seul pays non producteur de pétrole.
Au niveau sous régional, le Cameroun et le Gabon ont déjà signé un accord d'étape avec l'Union Européenne, ce qui met à mal la cohésion régionale et plus de 20 pays sur les 77 qui composent le groupe des pays ACP auraient déjà paraphés l'accord.
Pays enclavé non producteur de pétrole, la République Centrafricaine craint que la signature de l'Accord avec l'Union européenne ne prive le trésor public de l'une de sa principale source de revenus, à savoir les recettes douanières. Dagoulou/ACAP
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|  Un atelier sur l'accord de partenariat économique s'ouvre ce lundi à Bangui. | Bangui, 19 janv. (ACAP)- Le gouvernement centrafricain à travers le ministère du Commerce, de l'Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises, organise du 21 au 24 janvier 2008 à Bangui, un atelier national de réflexion sur l'accord de partenariat économique entre l'Union Européenne et la République Centrafricaine.
Cet atelier qui regroupera des experts du secteur public et des institutions de l'Etat, le secteur privé et la société civile, aura pour objectif de sensibiliser les participants sur les enjeux de l'APE en vue de définir la position de la République Centrafricaine dans le cadre de la poursuite du processus de négociation avec les partenaires européens.
Il convient de signaler que l'accord de partenariat économique vise à approfondir l'intégration régionale, à l'insertion progressive des pays de l'Afrique Centrale dans l'économie mondiale en vue de l'éradication de la pauvreté en cohérence avec les objectifs du développement durable en exerçant la libre circulation des marchandises. Dans ce sens, le champ d'application est l'élimination des droits de douane à l'importation, redevances et autres taxes et la classification des marchandises.
Lancées il y a cinq ans, les négociations sur cet accord entre l'Union Européenne et l'Afrique centrale devaient être conclues en décembre 2007.
Se démarquant des directives consensuelles prises par l'ensemble des Etats de l'Afrique Centrale, le Cameroun a décidé pour des raisons propres, de parapher un accord d'étape le 17 décembre dernier, ce qui met en mal la cohésion régionale. Le Gabon serait dans la même logique.
Rappelons que la configuration négociante Afrique centrale est composée de trois pays à économie intermédiaire, dont le Cameroun, le Gabon et le Congo et cinq pays moins avancés dont la République Centrafricaine, seul pays non producteur de pétrole. Dagoulou/ACAP
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|  Lancement à Bangui du programme de facilitation du transport de transit en zone Cemac. | Bangui, 18 janv. (ACAP) Le Vice Président de la Commission de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique Centrale (Cemac), M. Jean marie Maguena, a ouvert, vendredi à Bangui, la réunion de lancement du programme régional de facilitation du transport de transit en zone Cemac.
Une centaine d'experts venus du Cameroun, du Tchad et de la République Centrafricaine prennent part à cette réunion prévue jusqu'au 23 janvier pour examiner les modalités de mise en oeuvre de la première phase du programme qui concerne les corridors Bangui-Douala et Douala-Ndjaména.
"Sans système de transport et des moyens de communication adéquats, les objectifs d'intégration sous régional ne seont pas atteints", a déclaré leministre centrafricain de l'Economie, du Plan et de la Coopération Internationale, M. Sylvain Maliko.
Il a déploré la contribution marginale du secteur des transports à la création de la richesse de la sous région (5 à 10% du PIB des économies de la sous région), avec des coûts représentant 40 à 70% de la structure des prix à la consommation du fait des multiples obstacles physiques et non physiques observés dans l'acheminement des marchandises en transit.
Selon lui, le flux des échanges commerciaux entre les Etats membres de la Cemac est demeuré faible et ne représente que moins de 3% des importations, et environ 5% des exportations en raison de l'insuffisance des infrastructures de communication.
La représentante Résidente de la banque Mondiale, Mme Jelena Pantelic, a quant à elle indiqué que les bailleurs de fonds ont apporté leur appui à ce projet au Cameroun, en République centrafricaine et au Tchad en raison de son caractère vital pour ces trois pays.
« Ce projet représente un engagement global de 680 millions de dollars, supporté à la fois par les bailleurs de fonds, la Cemac et les gouvernements concernés », a-t-elle précisé.
Le programme de facilitation du transport de transit en zone Cemac prévoit notamment la mise en place des comité nationaux de facilitation, un comité de gestion des corridors, l'harmonisation des règlementations nationales et l'interconnectivité des systèmes de technologie d'information douanière dans la région.
L'opération pilote qui concerne les corridors Bangui-Douala et Douala N'djaména passera par l'amélioration du passage des frontières, la mise en place d'un régime de transit, l'améliorations des interfaces modales, la mise en place d'un observatoire des pratiques anormales, les investissements dans le secteur routier et ferroviaire et la mise en place de mesures de prévention du vih/sida, de sécurité et du paludisme.
L'International Development Association (Ida), le Fonds Africain de Développement (Fad), la Facilité d'Appui au Secteur des Transports en Afrique Centrale (Fastrac), la France et le Japon ont marqué leur accord pour financer les différentes composantes de ce projet commun censé contribuer à la facilitation du commerce au sein de la Cemac et améliorer l'accès des pays enclavés aux marchés mondiaux. Vendredi 18 Janvier 2008 - 16:27 Sébastien lamba/ACAP
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|  Les femmes Centrafricaines créent une banque d'épargne et de crédit. |  | Les femmes centrafricaines créent une banque d'épargne et de crédit
APA Bangui (Centrafrique) Une «banque de la femme centrafricaine» , institution financière d'épargne et de crédit, a été créé jeudi à Bangui, a appris APA dans la capitale centrafricaine.
«Toutes les conditions sont réunies et, dans les tout prochains jours, la banque de la femme centrafricaine sera opérationnelle» , a déclaré, jeudi sur les ondes de la radio nationale, la ministre centrafricaine des affaires sociales et de la famille, Solange Pagonendji Ndakala.
Mme Pagonendji Ndakala a indiqué la nouvelle banque a été créée à l'issue d'une réunion ayant regroupé, mardi soir à Bangui, la ministre des affaires sociales, des leaders des associations nationales féminines et deux responsables de banques du Cameroun et du Congo-Brazzaville.
Cette réunion a porté essentiellement sur le lancement des activités de la «banque de la femme centrafricaine» et du partenariat entre cette nouvelle institution bancaire et d'autres banques du Cameroun et du Congo, a-t-elle ajouté.
Selon Mme Aurelie Ngaïbona, membre de l\'Organisation des femmes centrafricaines (OFCA), une des plus importantes associations féminines du pays, la banque de la femme centrafricaine va contribuer au développement socio-économique de la femme centrafricaine à travers une facilité d\'accès des femmes aux crédits.
«Selon nos enquêtes menées auprès des banques de la place, il ressort malheureusement que moins de 10% des femmes centrafricaines ont accédé à un crédit bancaire, ce qui n\'est pas du tout normal», a déploré Mme Ngaïbona.
Elle a dit ne pas comprendre pourquoi les institutions financières refusent d'accorder des crédits à la femme centrafricaine alors que l'expérience a prouvé qu'elle gère mieux que l\'homme centrafricain.
Avec la banque de la femme centrafricaine, le nombre d\'institutions financières passent de trois à quatre en Centrafrique, un pays où sont déjà présentes la Banque Maroco, l'Ecobanque et la Commercial- banque de Centrafrique.
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|  "Un coup d'état contre le régime Bozizé serait la pire des choses": (PNUD) | GENEVE, 16 nov 2007 (AFP) - La Centrafrique est engagée sur la voie du redressement et la pire chose qui pourrait lui arriver serait un nouveau coup d'Etat contre le régime du président François Bozizé, a estimé vendredi à Genève un haut responsable des Nations unies.
"Le régime est assez stable et la pire chose serait un changement de régime", a déclaré devant la presse le représentant à Bangui du Programme des Nations unies pour le développement, Toby <u>Lanzer</u>.
M. Bozizé, arrivé au pouvoir par la force en 2003 puis élu en 2005 lors d'un scrutin salué par la communauté internationale, "fait tous les efforts possibles pour rompre avec le cycle de la violence et stabiliser le pays sur la base de l'état de droit", a estimé M. <u>Lanzer</u>.
"Il y a une volonté du gouvernement et du chef de l'Etat de régler les problèmes dès qu'ils apparaissent", a-t-il relevé."L'opposition politique doit être encouragée à adopter une opposition constructive et sans armes", a-t-il ajouté, alors que les prochaines élections sont prévues pour 2010.
Le fonctionnaire onusien a appelé la communauté internationale à soutenir ce processus, dans un pays menacé par l'instabilité de ses voisins tchadien et soudanais. L'économie locale s'est développée au rythme de 4% à 6% au cours des dernières années, mais "cela n'est pas encore ressenti par la population", a reconnu M. <u>Lanzer</u>. "La situation va de mieux en mieux, en tenant compte d'un point de départ très bas".
Quelque 90% de la population de 4,3 millions d'habitants vit dans la pauvreté et les deux-tiers avec moins d'un dollar par jour. "Ce n'est pas en quelques années que l'on pourra améliorer la situation d'une grande majorité de la population", a estimé le responsable du Pnud, qui table plutôt sur "20 à 30 ans".
Il a salué l'invitation adressée par Bangui à l'organisation non-gouvernementale Human Rights Watch (HRW), qui a accusé en septembre les Forces armées centrafricaines d'avoir tué depuis mi-2005 des centaines de civils, incendié plus de 10.000 maisons et provoqué l'exode de centaines de milliers de personnes.
Il a également salué l'ouverture à Bangui d'un bureau de la Cour pénale internationale (CPI) chargée d'enquêter sur des crimes commis en 2002 et 2003 lors de la répression sanglante d'une tentative de coup d'Etat du général Bozizé.
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|  Accord de réorganisation de la dette centrafricaine auprès du club de Paris | APA Bangui 27/11/2007 . Un accord portant réorganisation de la dette centrafricaine auprès du club de Paris a été signé mardi à Bangui par le ministre centrafricain des finances et du budget, Emmanuel Bizzo, et l'ambassadeur de France en Centrafrique, Alain Girma.
A cette occasion, le diplomate français a indiqué que l'essentiel de la dette de Centrafrique de 845 millions de dollars est majoritairement due aux créanciers multilatéraux et bilatéraux non membres du Club de Paris.
L'accord bilatéral de réorganisation permet à la République centrafricaine de bénéficier de la mise en œuvre, par la France, de l'accord de Paris d'avril dernier, a expliqué M. Girma.
Conformément à cet accord, 36,1 millions de dollars de la dette centrafricaine ont fait l'objet d'un traitement exceptionnel de la part des créanciers du club de Paris puisque 9,9 millions de dollars de cette dette ont été annulés, a-t-il dit.
L'ambassadeur de France a encouragé les autorités centrafricaines à prendre au plus vite les mesures devant permettre à leur pays d'atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE, afin de bénéficier notamment de nouvelles annulations de la part des créanciers du Club de Paris ainsi que d'autres mécanismes de traitement de la dette.
La France étudiera, en fonction de l'effort de rigueur qui aura été accompli, la possibilité d'aller au-delà de ce que consentiront les créanciers du Club de Paris, lors du point d'achèvement, et devrait faire un geste supplémentaire qui pourrait conduire à une annulation de la totalité de la dette centrafricaine, a-t-il conclu. SL/lmm/APA.
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|  Prochain recensement des unités économiques centrafricaines. | Bangui, 16 nov. (ACAP)-. Le président du Comité technique permanent de suivi des programmes d'ajustement structurel (CTP/PAS), M. Abdalla Kadre, a annoncé vendredi au cours d'une conférence de presse le recensement prochain des unités économiques en Centrafrique.
M. Abdalla Kadre, qui était assisté de l'économiste principal du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) en République Centrafricaine, M. Gilbert Aho, a expliqué que l'objectif de cette opération est d'obtenir un inventaire exhaustif des unités économiques en exercice en RCA.
Cela permettra d'avoir un répertoire ou une sorte de « guichet unique des entreprises opérant en Centrafrique », lequel sera actualisé chaque année, en vue de permettre aux investisseurs étrangers d'avoir, depuis leur pays, des données sur les entreprises présentes en Centrafrique et leurs différents services.
Selon lui, le recensement envisagé par le gouvernement est capital pour la promotion du secteur privé en Centrafrique car, comme dans tous les pays du monde, « le secteur privé constitue le moteur de la croissance économique » et demande à être redynamisé.
Il a indiqué que l'opération vise trois variables, à savoir l'identification des entreprises, la capacité des ces entreprises dans le domaine de l'emploi et enfin leurs besoins en formation en vue d'un appui du gouvernement.
Par ailleurs, a-t-il précisé, le recensement va permettre de maîtriser les entreprises informelles car les nombreuses crises militaro politiques qu'a connues le pays ont eu une répercussion importante sur la démographie des entreprises existant en Centrafrique, de sorte que la plupart sont passées du formel à l'informel.
Pour lui, ce recensement va engendrer l'encadrement des entreprises en vue de les rendre compétitives au niveau international, « et cela passe nécessairement par la restructuration de la chambre de commerce ».
Compte tenu de son importance, le recensement va couvrir l'ensemble du pays grâce aux cent agents recenseurs qui seront recrutés pour la circonstance et se déroulera du 22 novembre 2007 au 6 décembre 2008.
J. Soupou/ACAP
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|  Déclaration de Louis Michel, Commissaire européen au Développement et à l'Aide humanitaire. | «Les Défis de la République Centrafricaine» "Table ronde des partenaires au développement de la République Centrafricaine"Bruxelles, le 26 octobre 2007
Monsieur le Président,
Monsieur le Premier ministre,
Mesdames et Messieurs les ministres,
Mesdames et Messieurs les représentants des partenaires au développement de la République centrafricaine,
Chers amis,
C'est un grand plaisir pour moi d'ouvrir cette Table Ronde des partenaires au développement de la République Centrafricaine aux côtés du Président Bozizé. Un plaisir d'autant plus grand que nous sommes les parrains officiels de cet évènement et que nous avons l'honneur d'accueillir cette Conférence dans nos murs.
Je me réjouis de l'ampleur de la participation à cette Table Ronde. Elle témoigne de la volonté de tous les partenaires d'œuvrer ensemble aux côtés du Président Bozizé et d'apporter leur contribution aux efforts de la République de Centrafrique, qui est confrontée simultanément à deux défis majeurs.
Le premier de ces défis constitue une exigence partagée : atteindre les Objectifs de Millénaire pour le Développement d'ici 2015. Respecter cette échéance sera certes difficile, puisque la République centrafricaine doit relever plusieurs défis.
Premièrement, elle doit œuvrer à sa reconstruction. Et j'inclus aussi dans cette reconstruction le "dialogue politique inclusif" entre l'Etat et tous ses citoyens - un dialogue où le Conseil National de Médiation est appelé à jouer un grand rôle;
Deuxièmement, elle doit offrir un niveau de vie digne aux populations. C'est un objectif réaliste dans une République centrafricaine réconciliée avec elle-même, où la gestion des finances publiques comme celle des ressources naturelles se ferait de façon transparente et au bénéfice de chaque citoyen de la Centrafrique;
Enfin, elle doit assurer, par là même, la stabilité du pays au moment où sa situation géographique l'expose.
Cette Table Ronde témoigne de la mobilisation de la communauté internationale à vos côtés dans ces trois directions - et en premier lieu de la Commission européenne qui a été votre premier bailleur de fonds en 2007. Tous les participants à cette Table Ronde sont prêts à accompagner la République centrafricaine dans cette entreprise. D'autant que vous avez su trouver en vous-mêmes les ressorts à ce nouvel élan :
1/ avec le retour à l'ordre constitutionnel en 2005 ;
2/ avec la tenue ce mois-ci des Etats Généraux de la Justice, organisés avec le plein appui de la Commission ;
3/ enfin, avec la devise mobilisatrice du Président Bozizé : « Kwa na Kwa » = « le travail, rien que le travail".
Je pense que cette devise doit tous nous inspirer pour faire en sorte que la République centrafricaine ne soit plus "un orphelin de l'aide". A cet égard, j'aimerais rappeler que l'Union européenne est toujours restée aux côtés de la Centrafrique dans les moments les plus difficiles. Même en 2003, lorsque les événements politiques nous ont contraints à suspendre partiellement notre coopération... Même à ce moment-là, nous avons maintenu tous les projets sociaux et nous avons d'emblée engagé des contacts avec les nouvelles autorités pour trouver une issue rapide à la crise et, à cette fin, pour accompagner le pays dans la restauration démocratique. C'est dans les moments difficiles que les pays, comme les individus, reconnaissent leurs vrais amis.
Plus immédiat et - je l'espère - plus contingent, le second de ces défis réside dans le risque d'une "darfourisation" de la région. Une telle perspective affecterait d'évidence la République centrafricaine en raison de sa position comme de sa dimension géographiques. Pour nécessaires qu'ils soient, les efforts pour répondre au premier défi ne sont pas suffisants pour faire face au second. Là encore, l'Union européenne est au premier plan pour aider la République centrafricaine à faire face.
En effet, Monsieur le Président, depuis plusieurs mois nous n'avons pas ménagé nos efforts pour attirer l'attention de la communauté internationale sur la situation de votre pays dans un contexte régional troublé. D'abord, nous avons œuvré pour que la Conférence de Paris sur le Darfour, tenue en juin dernier, élargisse la perspective à l'ensemble de la région. Ensuite, nous avons mis en place un programme d'accompagnement à l'opération PESD EUFOR Tchad/République centrafricaine, qui se déploiera prochainement dans le nord-est du pays. Doté de 3 millions d'euros, ce programme portera sur les volets "réhabilitation" et "développement" qui sous-tendent cette opération.
Ces initiatives, comme ce nouveau contexte, me conduisent à rappeler la contribution à la paix et à la stabilité intérieure de la République centrafricaine que l'Europe a fournie. Depuis 2004, quelque 23,4 millions d'euros ont été engagés pour couvrir la majeure partie de budget de la FOMUC, la Force Multinationale en Centrafrique de la CEMAC. Parallèlement, en 2005, nous avons appuyé financièrement l'organisation des élections, en particulier avec l'Organisation Internationale de la Francophonie.
En effet, tout se tient désormais. Sécurité intérieure et sécurité extérieure, développement économique au bénéfice du plus grand nombre, et stabilité. C'est pour cette raison que nous lions notre soutien à une prolongation de la FOMUC pour une durée d'au moins deux ans à la Réforme du Secteur de Sécurité en République centrafricaine. Ce lien n'est pas une condition : il relève d'une exigence de cohérence au service de la sécurité de tous et pour tous.
La pacification de la région passe par un esprit de dialogue et de coopération entre tous les pays de la région pour trouver une solution durable aux conflits qui y sévissent. Mais cette pacification passe "aussi", et j'aurais tendance à dire "avant tout", par un développement économique et social au profit de tous - sans exclusive - au sein de chacun de ces pays.
Puisque cette Table Ronde éveille l'espoir d'une nation centrafricaine enfin retrouvée, enfin réconciliée avec elle-même, je saisie cette occasion pour renouveler mon appel.
Un appel à tous les partenaires de la République centrafricaine pour qu'ils aident ce pays à se relever avec le concours de la communauté internationale.
Celle-ci a déjà commencé à répondre à cet appel. A cet égard, je tiens à saluer particulièrement l'initiative prise la semaine passée par l'Union africaine d'organiser une Conférence de Solidarité africaine spécialement consacrée à la Centrafrique. Dès que nous en connaîtrons les conclusions, nous en tiendrons bien évidemment compte.
Cet appel s'adresse aussi aux autorités de la République centrafricaine. Elles ont assorti d'un Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté, les initiatives qu'elles ont déjà prises sur le plan politique, des initiatives que je suis heureux de saluer de nouveau. Complété par une liste d'environ 300 projets à financer par des partenaires au développement, cet ensemble de mesures et d'engagements constitue une invitation forte à examiner de près chacun de ces projets, et - pour chacun d'entre nous, avec les moyens dont nous disposons - à apporter notre contribution, votre contribution, à la reconstruction de la République centrafricaine.
Premier bailleur de fonds en République centrafricaine, en 2007, la Commission souhaite en effet encourager la présence d'autres partenaires au développement. Le bilan de son action comme partenaire de la République centrafricaine donne un certain crédit à son appel. Qu'on en juge par ces quelques chiffres.
Tous les fonds du 9ème Fonds européen de développement (FED) prévus pour la République centrafricaine ont été engagés avec quelque 118,5 millions d'euros concentrés pour l'essentiel sur deux secteurs : les transports et l'appui institutionnel, d'une part, l'appui macro-économique et la bonne gouvernance, d'autre part. Qu'il s'agisse d'aide humanitaire (avec 8 millions d'euros), de sécurité alimentaire (avec 5 millions d'euros) et d'actions de réhabilitation dans le nord-est de la République centrafricaine (avec 3 millions d'euros), la Commission a été également très présente sur le terrain en 2007.
Mais ce qui compte avant tout, c'est de poursuivre notre action de solidarité active dans un esprit de partenariat. Le désenclavement de la République centrafricaine et son intégration régionale sont indispensable pour assurer son développement à long terme. C'est pourquoi nous poursuivons notre coopération en matière d'infrastructures de transport dans le cadre du 10ème FED. J'en profite pour souligner l'effort particulier que la Commission prévoit de fournir en faveur de la Centrafrique pour les années à venir : 137 millions d'euros pour la période 2008-2013, soit une augmentation de 35% par rapport au FED précédent. Et encore ! Ce chiffre ne couvre pas les financements susceptibles d'être accordés au titre d'autres lignes budgétaires.
Nous avons choisi de parier sur l'avenir de la République centrafricaine. Nous appelons les autres bailleurs de fond à miser avec nous, en partenariat avec ce pays. Lutter contre la pauvreté, appuyer ses efforts pour une plus grande stabilité : voilà ce à quoi nous devons œuvrer. Tous ensemble.
Les fils et les filles de Centrafrique sont en train de se rassembler à travers le dialogue politique inclusif. Respectons leurs efforts en donnant le coup de main qui fera de ce rassemblement une réconciliation durable et un avenir apaisé.
Je vous remercie de votre attention.
Source : Commission Européenne (europa.eu.int)
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|  Economie: Adoption d'un nouveau système de transfert financier | Bangui, 13 nov (ACAP)- Le Directeur National de la Banque des Etats de l'Afrique Centrale, M. Enoch Dérant Lakoué, et les banques commerciales de la République centrafricaine, à savoir ECOBANK, Commercial Bank Centrafrique (CBCA) Banque Populaire Maroco-Centrafricaine (BPMC) ont signé une convention relative au système et moyens de paiement de la Communauté Economique et monétaire de l'Afrique Centrale (CEMAC).
Pour M. Dérant Lakoué, cette signature consacre les bases juridiques et contractuelles permettant de rendre opérationnel, à partir du 1undi 19 novembre 2007, un nouvel et unique système de transfert financier entre notre pays et l'extérieur.
Il a également annoncé que, courant 2008, ce système sera complété pour la République Centrafricaine par un nouveau mécanisme de télé compensation et par un système monétaire interbancaire.
Il est à noter qu'avec un montant de 16 milliards F CFA, la mise en œuvre de cette réforme favorisera le développement économique et social des Etats grâce à l'adaptation de leurs systèmes et moyens aux contraintes de sécurité, d'efficacité et de rapidité inhérentes à une économie mondiale ouverte et globalisée.
Elle favorisera également l'augmentation du taux de bancarisation des populations des Etats de la CEMAC et réduira la dépendance du public vis-à-vis des moyens scripturaux de paiement, en particulier à l'égard du chèque. Sébastien Lamba/ACAP
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|  La Chine octroie un million cinq cent mille dollars à la Centrarique | Bangui, 09 (ACAP). Le ministre du Plan, de l'Economie et de la Coopération Internationale, M. Sylvain Maliko a reçu vendredi 9 novembre des mains de l'ambassadeur de Chine à Bangui, M. Shi Hu, une enveloppe d'un million cinq cent mille (1.500.000) dollars au titre d'un appui budgétaire.
M. Maliko a déclaré que cette somme venait justement soutenir les efforts du gouvernement centrafricain qui doit faire face à des besoins pressants, ajoutant que « la trésorerie centrafricaine est assez tendue et le gouvernement centrafricain fait d'énormes efforts pour relever le niveau des recettes et ressources. »
M. Shi Hu a pour sa part indiqué que cette somme n'est pas importante mais, ça traduit le sentiment d'amitié du gouvernement chinois à l'endroit du gouvernement et du peuple centrafricains dont il espère ainsi soulager un peu les difficultés financières.
Rappelons que l'acte de remise et de réception de l'accord de coopération économique et technique a été signé le 12 octobre dernier par les deux parties. Biongo/ACAP
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|  Bangui invité par Bruxelles à motiver ses bailleurs de fonds | Bangui, 09 nov. (ACAP)- Le Chef de la Délégation de l'Union Européenne en Centrafrique, M. Jean-Claude Esmieu, a exhorté vendredi le gouvernement centrafricain à tenir ses engagements pour motiver ses bailleurs de fonds à réaliser les promesses faites lors la table ronde tenue à Bruxelles le 26 octobre dernier.
« L'Etat doit concrétiser ses engagements dans le domaine des droits de l'Homme, de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et la restauration de la sécurité », a déclaré M. Esmieu, pour qui cette table ronde a été « un très grand succès pour le gouvernement centrafricain » car elle a permis de montrer une Centrafrique intelligente, capable de concevoir et de présenter un document bancable ».
Selon lui, la rencontre de Bruxelles a également permis à la RCA « d'entrer dans le concert des Nations » parce que les portes sont désormais ouvertes entre elle et les bailleurs de fonds.
Il a toutefois relevé que « la table ronde n'est pas le père noël » et que la mobilisation des fonds promis est un processus qui prend du temps et que même mobilisés, les 300 milliards F CFA promis ne résoudront pas immédiatement les problèmes des Centrafricains.
Il a en outre expliqué que des rencontres sectoriels vont se tenir après la table ronde pour apporter des réponses plus précises aux différents problèmes dans le cadre du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp) approuvé à Bruxelles.
S'agissant de la participation de l'Union européenne à la réduction de la pauvreté en Centrafrique dans le cadre du DSRP, M. Esmieu a expliqué que son institution s'appuie sur les pôles de développement.
Pour lui, le pôle de développement est une initiative de l'Union européenne fondée sur la restructuration des centres urbains, la décentralisation et la déconcentration des centres. le bien fondé de cette initiative, a-t-il expliqué, est qu'elle permet de « restaurer la confiance entre l'Etat et la population », en vue de bien mener les actions de développement.
Avec les pôles de développement, les financements iront directement vers les populations à travers des Ong internationales et nationales qui conduiront des projets de développement, a-t-il précisé, ajoutant que « tout cela n'est réalisable que si la population se met sérieusement au travail ».
Interrogé sur le déploiement prochain d'une force européenne en Centrafrique, M. Esmieu a indiqué qu'il s'agit d'une force qui s'installera dans le Nord-est du pays pour une durée de douze mois, en attendant le déploiement de la force des Nations Unies.
« Son mandat est de sécuriser le Nord est du pays, en vue d'éviter les débordements des événements du Darfour vers la RCA, ce sera une force de stationnement, un verrou de sécurité », a-t-il conclu.
M. Esmieu a profité de cette occasion pour réaffirmer l'engagement de son institution à soutenir le processus de développement en République Centrafricaine. Samedi 10 Novembre 2007 - 11:26 J. Soupou/ACAP
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|  Ouverture mardi à Bangui d'un atelier sur l'intégration commerciale | Bangui, 07 nov. (ACAP)- Le directeur de cabinet du ministère du Commerce, de l'Industrie, des Petites et Moyennes Entreprises, M. Marcel Moyouana, a ouvert, mardi 6 novembre 2007 à l'Oubangui hôtel, les travaux de l'atelier de validation de l'Etude de Diagnostic sur l'Intégration Commerciale (EDIC), en présence de l'Assistant au Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), M. Maxime Mbringa Takama, et du Représentant par intérim de la Banque mondiale, M. Eguida Kossi.
L'atelier vise à valider les études sectorielles et à définir les activités prioritaires qui doivent être mises en œuvre pour que le commerce joue son rôle dans la politique de développement du pays, favorisant ainsi la réduction de la pauvreté.
L'appui financier et technique du Pnud et de la Banque Mondiale a permis au ministère du Commerce d'organiser cet atelier de validation, qui a mobilisé une centaine de cadres des différents départements ministériels pour examiner entre autres le système statistique national, le développement du secteur privé et l'environnement des affaires, la politique commerciale, les institutions commerciales et l'accès aux marchés ainsi que la facilitation du commerce et le transport.
M. Moyouana a déclaré à cette occasion que « le cadre intégré est un processus qui permet aux pays moins avancés (PMA) d'améliorer leur capacité à formuler, négocier et mettre en œuvre des politiques commerciales, de façon à s'intégrer pleinement dans le système commercial ».
Il permet en effet, selon lui, de saisir les opportunités de marché qu'il offre, d'intégrer le commerce dans les documents de stratégie pour réduction de la pauvreté (DSRP) et de contribuer à la fourniture coordonnée de l'assistance technique liée au commerce.
Il a enfin noté que le présent atelier « offre au gouvernement centrafricain et aux acteurs du commerce l'opportunité de déterminer, en collaboration avec les partenaires au développement, les stratégies à adopter pour une pleine intégration du commerce dans l'économie nationale pour une meilleure participation de la Centrafrique ».
M. Mbringa a, pour sa part, relevé que « l'appui des partenaires n'est rien si les efforts des acteurs impliqués dans le processus ne sont pas à la hauteur des attentes.»
Selon lui, «l'ampleur des problèmes de la pauvreté est telle que le succès dans une telle œuvre dépend de la somme des contributions effectives et efficaces du gouvernement centrafricain, de la société civile, dans leurs structures opérationnelles.
Il convient d'ajouter que les études approfondies portent entre autres sur les secteurs agricole, forestier, minier et du tourisme ainsi que ceux des finances et des transports.
Il faut signaler que la consultante du Pnud Sénégal, Mme. Christine Fernandez, et le consultant international, M. Vincent Biandé, ont joué le rôle de facilitateurs des travaux de cet atelier de validation, qui prendront fin le 08 novembre prochain. Biongo/ACAP
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|  La table ronde de Bruxelles est un double succès, selon le Représentant du Pnud | Bangui, 07 nov (ACAP)- Le coordonnateur du système des Nations Unies en Centrafrique, M. Toby Lanzer a déclaré au cours d'une conférence de presse qu'il a animée lundi 05 novembre 2007 à Bangui, que la table ronde de Bruxelles du 26 octobre dernier a été un double succès pour la République Centrafricaine.
Selon M. Lanzer, le fait que les bailleurs de fonds de la RCA aient accepté de financer le Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) 2008-2010 à Hauteur de 300 milliards de Francs CFA est un grand succès.
L'un des aspects qu'on ne doit pas perdre de vue, a-t-il souligné, est que la table ronde de Bruxelles a permis à la RCA non seulement d'obtenir des promesses, mais aussi d'élargir son champ partenarial, d'une part, et de renforcer ses liens avec les bailleurs de fonds, d'autre part.
Pour lui, les promesses de financement données par les partenaires sont respectables. « Mais il faut savoir que entre la promesse et la réalisation, il y a toujours un écart », a-t-il relevé, ajoutant que la population doit également savoir que les 300 milliards ne sont pas destinés au paiement des arriérés de salaire mais plutôt aux projets de développement.
Toutefois, il a fait observer l'intérêt des autres bailleurs présents à la rencontre mais qui se sont réservés de faire des promesses.
A propos des 300 milliards pour l'exécution du DSRP, M. Toby Lanzer a expliqué qu'ils sont répartis sur les trois années du document, à raison de 100 milliards par an. Toutefois, « il faut savoir que la table ronde n'est qu'un début », a-t-il indiqué, précisant que bien qu'élaboré sur une période de trois ans, le DSRP est un projet de 25 ans.
Cette conférence de presse du coordonnateur du système des Nations Unies en Centrafrique intervient après sa participation à la table ronde des bailleurs de fonds sur la République Centrafricaine tenue à Bruxelles le 26 octobre dernier et coparrainée par la Commission européenne et le PNUD.
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|  Financement chinois de 12,7 milliards de F CFA pour la réinsertion des groupes défavorisés en Centrafrique | APA Bangui - Centrafrique 30/10/2007 La Chine a débloqué 12,7 milliards de FCFA pour la mise en oeuvre du projet d'appui à la réinsertion socio-économique des groupes défavorisés en Centrafrique, a appris APA mardi à Bangui de source proche du ministère du plan et de la coopération internationale.
Ce projet de cinq ans doit faciliter l'intégration socio-économique des jeunes vulnérables, notamment les ex-combattants et les femmes rescapées des conflits armés et permettre à quelque 50.000 personnes d'avoir accès aux services sociaux de base de qualité dans treize structures sanitaires, à Bangui et à l'intérieur du pays, indique-t-on.
Le financement doit également permettre de curer et recouvrir les caniveaux, collecter les ordures ménagères dans les quartiers défavorisés de la capitale centrafricaine, mettre en place trois centres de production agricole et financer le recyclage des enseignants, pour garantir annuellement une formation de qualité à au moins 900 personnes, dont 30% de jeunes filles.
Le projet d'appui à la réinsertion socio-économique des groupes défavorisés doit également renforcer les capacités des petites et moyennes entreprises et favoriser la création de quelque 3500 emplois dans le secteur du bâtiment.
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|  Une nouvelle compagnie aérienne dans le ciel centrafricain. |  | Bangui, 31 octobre 2007- La compagnie aérienne angolaise Taag air lines a inaugurée son premier vol a destination de Ndjamena, au Tchad mercredi 31 janvier 2007 avec à son bord, le ministre centrafricain des Transports et de l'aviation civile, M. Anicet Parfait Mbay, quelques membres du gouvernement et une délégation angolaise dirigée par le président de la compagnie, M. Jésus Nelson Martins.
M. Martins a déclaré que sa compagnie desservira quelques villes de la sous région, notamment Lusaka, Brazzaville, Kinshasa, et autres afin de facilite le trafic entre les pays de la sous région.
Le ministre M Anicet Parfait Mbaye a dit la reconnaissance de la République Centrafricaine au promoteur ce cette compagnie et a relevé que la naissance de cette compagnie est une preuve importance que le gouvernement accorde au désenclavement de la RCA.
Il a enfin exprimé son vif encouragement à l'endroit du gouvernement angolais et a indiqué que c'est une réalité de voir les relations entre les deux pays se renforcer.
Taag air lines de marque Boeing 735, effectuera son vol quatre fois dans la semaine afin de relier la capitale centrafricaine Bangui aux autres capitales de la sous région. |
|  Communiqué final de la Table-ronde des partenaires au développement de la RCA | Bruxelles | 26 octobre 2007
La Conférence de Table ronde des partenaires au développement de la République Centrafricaine, organisée le 26 Octobre 2007 par le Gouvernement avec l'appui de la Commission Européenne, de la Banque Mondiale et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) s'est tenue dans la salle de Conférence Charlemagne de la Commission Européenne à Bruxelles. Cette Conférence a enregistré, aux côtés de la délégation Centrafricaine, la participation des représentants de 17 pays et de 25 organisations internationales et institutions financières. Ont également pris part, en tant qu'observateurs, 2 ONG s internationales.
La cérémonie d'ouverture a été placée sous le patronage de Son Excellence Monsieur François BOZIZE, Président de la République, Chef de l'Etat, entouré de son Excellence Monsieur Elie DOTE, Premier Ministre Chef du Gouvernement et d'une équipe de ministres et de leurs collaborateurs.
Dans son discours d'ouverture, le Président de la République, Chef de l'Etat a invité la Communauté internationale à jeter un regard nouveau sur la RCA, meurtri par des crises récurrentes, mais en quête de voies et moyens pour entamer sa relance économique en vue de disposer des ressources pour lutter contre la pauvreté. Le Président de la République a en outre souligné le lien entre la sécurité, la paix et le développement et indiqué que l'appui des partenaires au développement est indispensable pour restaurer la paix et renforcer la démocratie et si ces derniers restent insensibles aux problèmes des centrafricains, la situation risque de s'aggraver.
Monsieur Louis MICHEL, Commissaire Européen au Développement et à l'Aide Humanitaire, a dans son allocution rappelé le défi majeur auquel fait face la RCA : atteindre les OMD en 2015. Le Commissaire a particulièrement insisté sur l'importance d'une gestion saine et transparente des Finances Publiques et des ressources naturelles. Il a rappelé le soutien de la Commission Européenne à une prolongation de la FOMUC pour une durée d'au moins deux ans, en étroite liaison avec la Réforme du Secteur de Sécurité.
Le Directeur Adjoint du Bureau Régional du PNUD pour l'Afrique, Monsieur Moustapha SOUMARE, a souligné de son côté, que dans les conditions actuelles, aucun des OMD ne serait atteint en RCA. Il a ensuite, rappelé les conclusions de la réunion du 14 septembre dernier du Groupe de Pilotage des OMD pour l'Afrique selon lesquelles : « Les OMD ne sont pas hors d'atteinte, à condition que les gouvernements et la communauté internationale fassent d'urgence ce à quoi ils se sont engagés pour renforcer les politiques nationales et accroître les investissements ».
Enfin Madame Mary BARTON-DOCK, Directrice de pays pour la RCA, a tenu à féliciter le Gouvernement pour les réalisations à son actif depuis la dernière réunion de concertation de Juin2007. Elle a ensuite souligné les défis que la RCA doit relever afin de réduire substantiellement la pauvreté en citant notamment la bonne gestion des ressources naturelles et du revenu qui en découle. Madame BARTON-DOCK a rappelé quatre des six pivots qui constituent les fondements de l'approche de la Banque Mondiale tels que développés par Le Président de cette institution au cours des réunions annuelles en Octobre 2007 ; la réduction de la pauvreté dans les pays les pauvres, une concentration sur les pays fragiles, l'accélération de l'intégration régionale, la lutte contre le VIH Sida et le paludisme ; le partage de l'expérience internationale tout en prêtant attention aux spécifications locales. Elle s'est réjouie de la finalisation du DSRP qui servira de cadre de référence pour la Banque Mondiale dans son assistance en RCA.
Résumé des Débats et principales conclusions
Les travaux de ladite conférence ont été présidés par Monsieur Elie DOTE, Premier Ministre de laRCA. Ils ont été facilités à tour de rôle par Monsieur Toby LANZER, Représentant Résident du PNUDen RCA, Madame Mary BARTON-DOCK, Directrice de pays pour la RCA de la Banque Mondiale et Madame Elisabeth TISON, Chef d'Unité Afrique Centrale, Commission Européenne. La Conférence a été marquée par une série de six exposés portant sur les développements récents de la situation économique et financière de la RCA, les grandes orientations et axes stratégiques du DSRP et des thèmes se rapportant aux principes de base et conditions devant régir la mise en œuvre du DSRP, notamment la Sécurité, la Justice, les pôles de développement et la coordination de l'Aide.Les participants à la Conférence ont bien pris note des mesures annoncées par le Gouvernement dans le domaine de la gouvernance et de la sécurité. Ils ont salué les efforts enregistrés en particulier en matière de Finances publiques, de lutte contre la corruption, de promotion du développement du secteur privé et du climat des affaires. Ils ont encouragé le Gouvernement à pérenniser ces progrès pour aboutir à des résultats tangibles sur les conditions de vie des populations.Les partenaires ont particulièrement salué les efforts soutenus du gouvernement ayant conduit à l'atteinte du point de décision du PPTE en septembre 2007 ainsi que du respect des engagements pris en juin 2007, concernant l'organisation des Etats Généraux de la justice. Les conclusions de ce forum pourront servir de base et d'exemple à l'élaboration d'une politique sectorielle.
Les participants à la conférence ont pris bonne note de la volonté affichée du Gouvernement de conduire la Réforme du Secteur de Sécurité avec l'assistance de la communauté internationale. Dans ce cadre le gouvernement organisera un séminaire national RSS avec l'appui du PNUD et des autres partenaires au développement.
Les partenaires au développement présents à la conférence ont reconnu la pertinence et la spécificité de la Stratégie de Réduction de la Pauvreté qui leur a été présentée et félicité le gouvernement pour la qualité des documents. Ils ont salué l'approche des pôles de développement qui se fonde sur les avantages comparatifs des régions et implique une plus grande participation et responsabilisation des populations de ces régions.
Ils ont affirmé leur engagement à soutenir le Gouvernement dans la mise en oeuvre du DSRP qui constituera le cadre de référence pour la programmation de leur coopération. Ils ont également indiqué leur ferme volonté d'apporter des appuis conséquents à la mise en ouvre des programmes et des plans d'actions sectoriels du DSRP qui seront formulés dans les mois à venir. Ils ont fortement recommandé au Gouvernement de procéder à une priorisation des projets qui permettraient de les guider dans les appuis financiers qu'ils préconisent.
Avec l'adoption de son Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) 2008-2010, qui servira de référence unique pour toutes les actions de développement, le Gouvernement s'est engagé à prendre le leadership dans la mise en oeuvre desdites actions, en s'appuyant sur les orientations stratégiques du DSRP. Pour ce faire, le gouvernement se propose de mettre en place, un dispositif institutionnel et un système d'information pour le suivi de la mise en oeuvre du DSRP et des engagements sur la coordination et l'efficacité de l'aide.
Certains partenaires au développement, qui assistaient à la conférence, notamment la Chine, la Commission Européenne, la Banque Mondiale, la BAD, la France, ainsi que des agences du Système des Nations Unies, ont donné des indications chiffrées sur leurs contributions financières pour les années à venir. D'autres partenaires au développement ont indiqué leur disponibilité à s'engager à une date ultérieure. Le niveau et la période de leur engagement dépendront des moyens budgétaires disponibles au cours de leur cycle de programmation. Les promesses de dons pour la période 2008-2010 ont été estimées à 600 millions de dollars.
Le Gouvernement a exprimé le souhait que les partenaires au développement prennent les dispositions appropriées pour l'appuyer dans la mise en place de son nouveau dispositif de gestion de l'aide et coordination des ressources qu'ils mettront à la disposition du pays. Il leur demande de l'aider dans la mobilisation des ressources manquantes pour financer le DSRP et encourage ceux qui n'ont pas de représentations à Bangui à utiliser les modalités existantes pour soutenir son plan de lutte contre la pauvreté et d'atteinte des OMDs auxquels ils ont souscrit.
Les partenaires au développement suggèrent de poursuivre le dialogue avec le gouvernement à travers l'organisation d'autres rencontres de ce type qui permettraient le suivi de la mise en œuvre des politiques de développement du pays à travers des consultations régulières. Les partenaires proposent également de consolider le dialogue avec le Gouvernement autour des stratégies, programmes et fiches de projets sectoriels et leurs besoins de financement spécifiques. Ces programmes seront examinés à la lumière des grandes options stratégiques du DSRP, à l'occasion de consultations sectorielles qui seront organisées à Bangui. Bruxelles le 26 Octobre 2007
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|  Table ronde de Bruxelles: au moins 300 milliards de FCFA pour l'exécution du DSRP | Bangui, 27 oct. (ACAP) - Les partenaires au Développement de la République Centrafricaine réunis au cours d'une table ronde à Bruxelles le 26 octobre 2007, après adoption du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (Dsrp) présenté par le gouvernement centrafricain, ont promis un appui à hauteur de 600 millions de dollars, soit 300 milliards de francs CFA pour sa mise en œuvre sur les trois années prévues.
Cette promesse d'appui provient des indications chiffrées fournies par certains partenaires présents à la table ronde, à savoir, notamment, la Chine, la Commission Européenne, la Banque Mondiale, la BAD, la France, ainsi que des agences du Système des Nations Unies, indique le communiqué rendu public à l'issue de la rencontre.
« D'autres partenaires au développement ont indiqué leur disponibilité à s'engager à une date ultérieure. Le niveau et la période de leur engagement dépendront des moyens budgétaires disponibles au cours de leur cycle de programmation », poursuit le communiqué.
Toutefois, relève le communiqué, les bailleurs de fonds « ont fortement recommandé au Gouvernement de procéder à une priorisation des projets qui permettraient de les guider dans les appuis financiers qu'ils préconisent » en vue d'une bonne exécution du Dsrp.
Les partenaires suggèrent également l'organisation d'autres rencontres du même type pour le suivi de l'exécution des actions prévues ainsi que la consolidation du dialogue avec le gouvernement « autour des stratégies, programmes et fiches de projets sectoriels et leurs besoins de financements spécifiques », conclut le communiqué.
Interrogé par la radio nationale à Bruxelles sur le résultat de la table ronde, le Premier ministre Elie Doté a déclaré que « c'est un résultat qui, sans préjuger de ce qui pourrait être l'apport supplémentaire des uns et des autres, est assez éloquent et qui peut montrer qu'effectivement la table ronde a été un succès ».
Mais il s'est toutefois empressé d'exhorter ses compatriotes à se mettre au travail, expliquant que « Ce n'est pas parce que nos collègues, nos amis, nos partenaires nous apportent leur appui qu'il faut croiser les bras ».
Quant au Président de la République, François Bozizé, qui a ouvert les travaux de la table ronde vendredi à Bruxelles, il est rentré « soulagé » à Bangui aux premières heures de la matinée de samedi, a-t-on appris de source officielle.
Il convient de rappeler que la réussite de cette table ronde des bailleurs de fonds de la Centrafrique intervient après l'atteinte par le pays, en septembre dernier, de son point de décision pour l'admission à l'initiative en faveur des pays pauvres très endettés (Ppte), lequel point de décision lui permet de bénéficier d'un allègement de ses dettes extérieures de l'ordre de 90%.
Samedi 27 Octobre 2007 - 15:32 J. Soupou/ACAP
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|  La Centrafrique éligible à l'initiative PPTE | APA Bangui-Centrafrique 11 Octobre 2007 La Centrafrique est désormais éligible à l'initiative des pays pauvres très endettés (PPTE), a annoncé, au cours d'une conférence de presse, jeudi à Bangui, le ministre centrafricain de l'économie, du plan et de la coopération internationale, Sylvain Maliko.
Selon M. Maliko, la décision de faire bénéficier la Centrafrique de l'initiative PPTE a été prise par le conseil d'administration de la Banque mondiale (BM) et du fonds monétaire international (FMI), réuni les 27 et 28 septembre dernier à New York, aux Etats-Unis.
C'est une étape très importante que nous avons franchie, afin de nous permettre désormais d'accéder aux aides financières des partenaires au développement, a déclaré M. Maliko.
Selon lui, les multiples réformes économiques engagées depuis 2005 par les autorités centrafricaines ont trouvé un écho favorable auprès des institutions financières internationales.
Le ministre de l'économie a invité ses compatriotes à ne pas relâcher les efforts de redressement économique `'car le chemin du développement reste encore loin et nos partenaires ne peuvent nous accompagner qu'à travers nos résultats.
La Centrafrique fait partie des derniers pays de la sous-région de l'Afrique centrale à accéder à l'initiative PPTE, lancée en 1996 par les institutions financières internationales pour assister financièrement les pays pauvres et alléger le fardeau de leurs dettes.
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|  Mobiliser ses ressources pour compétir dans la CEMAC | Libreville, 3 oct. (ACAP)- « La République Centrafricaine a besoin, plus urgemment que les autres pays de la Cemac, de mobiliser ses ressources internes afin de ne pas disparaître dans l'espace de la Cemac », a déclaré M. Patrick Dejean, directeur de la SOCACIG-RCA.
Il a fait cette déclaration pendant la 3ème journée du forum sur la diversification et la promotion de l'investissement non pétrolier en vue d'une croissance forte et durable dans la Cemac qui prend fin ce mercredi à Libreville, au Gabon, en présence du ministre gabonais des Finances, M. Paul Toungui.
M. Dejean a relevé que pour qu'il y ait une grande mobilisation des ressources économiques en Centrafrique, il faut que les multinationales qui exploitent des matières premières, les espaces ou les marchés en Centrafrique puissent faire bénéficier l'Etat et la population toute entière.
« Il faut une attractivité en terme de financement au lieu d'aller se financer à l'extérieur et que les banques puissent faire des offres intéressantes », a indiqué M. Dejean, précisant qu'il faut une égalité de traitement vis-à-vis des clients qu'ils, soient grandes ou petites entreprises.
Il a par ailleurs soulevé la question de l'environnement des affaires qui doit être assaini par une justice équitable et une bonne dose de capacité des entreprises qui ne doivent pas seulement travailler à Bangui et aussi développer les infrastructures.
« je ne trouve pas normale que de Bambari (centre Est de Bangui) pour aller à Berbérati, (Ouest de Bangui), il faut passer obligatoirement par Bangui », s'est indigné M. Dejean, proposant de développer un axe direct entre l'Est et l'ouest, ce qui pourrait faire développer le commerce à l'intérieur de la république Centrafricaine.
Mercredi 03 Octobre 2007 - 14:58 Dagoulou/ACAP
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|  L'économie centrafricaine doit-elle dépendre de celle des autres? | Libreville, 4 oct. (ACAP)- « L'économie est faite ainsi …. Il faut que la République Centrafricaine crée des conditions favorables d'un marché », a déclaré M. Philibert Andzembé, nouveau Gouverneur de la Beac mercredi 3 octobre 2007, lors d'une conférence de presse qu'il a tenu à l'issue des travaux du forum sur la diversification et la promotion de l'investissement non pétrolier en vue d'une croissance forte et durable dans la Cemac tenus à Libreville au Gabon.
« Chaque pays doit être compétitif dans un marché », a déclaré M. Andzembé, indiquant que si la RCA offre un marché avec un cadre macroéconomique assaini, ‘'il lui serait possible d'émettre ses bonnes obligations (ses titres), afin que les excédents budgétaires qui sont dans les autres pays pétroliers de la Cemac puissent investir en achetant les titres en Centrafrique ».
Il a relevé avec satisfaction la croissance de l'économie centrafricaine qui est dans l'ordre de 3 à 4% pour année 2007 et s'est également réjoui de ce que la RCA ai conclu avec les bailleurs de fonds son point de décision au niveau du programme PPTE.
M. ANdzembé a par ailleurs relevé que dans le cadre de la solidarité sous régionale, les Etas de la Cemac ont déjà plus d'une fois aidé à relever l'économie centrafricaine, la banque centrale également l'a fait en allant même au-delà de sa mission pour soutenir la RCA après le changement intervenu dans ce pays.
« Nous penssons qu'avec les reformes mis en place par la Beac, et si le cadre macroéconomique centrafricain est bien assaini, et aussi, si la Centrafrique exprime des besoins en financement, les excédents des autres Etats de la Cemac pouront bien s'investir en RCA en achetant des titres publics », a répondu le Gpouverneur à la question de la presse centrafricaine.
Jeudi 04 Octobre 2007 - 11:05 Dagoulou/ACAP
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|  Pourquoi AREVA fait peur? | Il y a quelques jours, l'affaire dite AREVA a éclaté au grand jour en République Centrafricaine. Depuis le rachat de la société URAMIN, les autorités centrafricaines ont gardé le silence et n'ont pas voulu réagir dans la précipitation. Mais à la faveur d'une mission d'AREVA à Bangui qui devait se rendre à Bakouma sur le site de l'URAMIN, le gouvernement centrafricain s'est raidi en dénonçant l'irrégularité de l'opération de rachat d'URAMIN, qui s'est passée à la Bourse de Londres. Ainsi, le gouvernement a mandaté une équipe d'Avocats nationaux et internationaux pour parvenir a une solution négociée avec les sociétés URAMIN et AREVA. Le Chef de l'Etat, après l'audience accordée a l'équipe d'AREVA, a reçu l'Ambassadeur de France a Bangui M. Alain Girma, puis une nouvelle fois les responsables de la société AREVA. Ces rencontres n'ont pas aplani le différend qui oppose ce géant nucléaire au gouvernement centrafricain. Le Haut représentant de la France en Centrafrique a souhaité un règlement rapide de cette situation pour l'intérêt bien compris des deux parties. Puis, M. Alain Girma a ajouté que les recettes provenant de cette exploitation soient gérées dans la transparence. Gestion transparente a été également reprise par le représentant de la société AREVA à sa sortie de l'audience avec le chef de l'Etat. La société URAMIN a été créée en 2005. En Afrique, elle mène des travaux de prospection à Trekopje en Namibie, à Ryst Kuil en Afrique du Sud et à Bakouma en République Centrafricaine. Elle a décidé récemment d'investir plus de 8 millions de dollars au Niger dans la recherche de l'uranium. URAMIN disposerait que des droits au Mozambique, au Sénégal et au Tchad. Avant l'acquisition d'URAMIN par la société française AREVA, des rumeurs avaient circulé sur les intentions de l'entreprise chinoise China national Nuclear Corp soit de prendre le contrôle d'URAMIN soit de passer des contrats de livraison à long terme. Dans le domaine de l'uranium et du nucléaire, trois grands groupes se partagent le marché mondial. Elles sont d'origine canadienne, australienne et française. Depuis que la demande de l'uranium est devenue très forte avec le retour en puissance de l'énergie nucléaire due à la croissance de la production d'électricité nucléaire dans le monde, surtout dans les énergies émergeantes, la course entre la société d‘exploitation des gisements d'uranium est sans pitié. Dans le cas d'AREVA, elle ambitionne de porter sa production à près de 20 mille tonnes à l'horizon 2010. Et la société française AREVA a les moyens de ses ambitions. AREVA est spécialisée dans la fabrication, l'installation, la maintenance d'équipements et de système pour la transmission et la distribution d'électricité nucléaire. Elle fabrique également du combustible nucléaire à partir du minerai d'uranium. Pour ce faire, elle conçoit, construit et assure la maintenance des réacteurs nucléaires. Dans le recyclage et le stockage des combustibles usés, la décontamination et le démantèlement d'installations nucléaires, AREVA détient la palme d'or puisqu'elle est le numéro un mondial. Elle assure 32% de ses activités en France, 17% en Amérique, 14,2% en Asie et 7,2% en Afrique Pacifique et au Moyen Orient. Le principal actionnaire de la société AREVA est le commissariat à l'énergie atomique qui détient plus de 78,96% du capital. L'Etat français, la caisse de dépôts et consignations, Electricité de France et Total détiennent des parts dans le capital d'AREVA. En Centrafrique, alors que la société française COGEMA prétendait que l'uranium de Bakouma n'était pas exploitable, URAMIN, dans ses recherches, vient de démontrer le contraire d'où le soudain engouement d'AREVA pour ce gisement perdu en plein milieu de la brousse africaine. L'exploitation du gisement d'uranium de Bakouma risque d'avoir des incidences très heureuses pour le développement de la République Centrafricaine. Ce gisement contient non seulement de l'uranium mais selon les spécialistes, il contient du phosphate qui sert à fabriquer le ciment et d'autres minerais que la prospection pourra déceler. Bakouma est donc un site promoteur si AREVA maintient les projets initiés à l‘époque par URAMIN à savoir : l'électrification des chutes de Kémbé pour desservir toute la région. Les retombées de l'exploitation du gisement de Bakouma seront également énormes pour l'économie centrafricaine par la diminution du chômage. Un des spécialistes que nous avons rencontré affirme que lors de l'exploitation du gisement, TOTAL devra tout mettre en œuvre pour approvisionner régulièrement la RCA en hydrocarbures. Car, seule la société AREVA aura une capacité de consommation qui dépasse de très loin celle de toute la République Centrafricaine. Les autorités centrafricaines et AREVA ont intérêt à harmoniser leur vue en vue d'une opérationnalité du site de Bakouma. Il y va de l'intérêt de chaque partie surtout avec la flambée du prix de l'uranium qui a triplé depuis un an. Vendredi 05 Octobre 2007 Madimba Nimba
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|  Bangui soulagé après les conseils d'administration de Bretton Woods | Bangui,1er Oct. (ACAP) Le Premier Ministre centrafricain, Elie Doté, s'est réjoui vendredi de l'approbation les 27 et 28 septembre derniers par les conseils d'administration de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International de la revue d'août 2007 du Programme de la République Centrafricaine, appuyé par la Facilité pour la Réduction de la Pauvreté et pour la Croissance (FRPC).
« Cet heureux aboutissement est le fruit de la gestion responsable du Gouvernement, sous la très haute autorité du Président de la République », a déclaré M. Doté dans une adresse radio télévisée vendredi soir à ses compatriotes, rappelant les conditions difficiles dans lesquelles le programme a été mené par son gouvernement, qui fait face en ce moment à un mouvement de grève déclenché par les syndicats pour des revendications salariales.
« cet accord fondamental sur la revue du programme a permis à la RCA d'atteindre le point de décision de l'initiative en faveur des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE), dont les enjeux sont importants notamment l'allègement de 9% du fardeau de notre dette extérieures, qui hypothèque la situation financière de notre pays », a encore déclaré le chef du gouvernement, qui a toutefois prévenu qu'il faut « maintenir nos efforts pour parvenir rapidement au point d'achèvement de l'initiative PPTE qui nous ouvrira plus d'accès aux ressources extérieures ».
L'approbation du programme de la République Centrafricaine par le FMI et la Banque mondiale intervient un mois avant une réunion des bailleurs de fonds prévue à Bruxelles et dont le gouvernement attend, selon le M. Doté, « un soutien financier massif pouvant nous permettre de mettre en œuvre les projets et programmes prioritaires définis dans notre Document de stratégie de réduction de la pauvreté qui sera présenté à cette occasion ».
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|  Mieux produire pour une compétitivité dans la Cemac | Centrafrique/économie :Libreville, 2 oct. (ACAP)- La première journée des travaux du forum sur la diversification et la promotion de l'investissement non pétrolier en vue d'une croissance forte et durable dans la Cemac s'est focalisée sur les deux premiers panels retenus pour la circonstance, notamment la diversification des bases de production et croissement économique et les marchés, ouvertures et compétitivité extérieure.
Le premier panel comportait deux communications à savoir, les expériences de diversification des bases de production et d'exportation dans la Cemac. Cela a été une occasion aux présentateurs qui étaient tous des représentants du secteur privé dans les E tats de la Cemac de faire un état des lieux et d'en tirer des enseignements.
La seconde communication a porté sur les options stratégiques pour approfondir la diversification économique dans les pays de la Cemac.
Le second panel a donné l'occasion aux participants de débattre la question de la compétitivité extérieure des pays de la Cemac dans le contexte de libéralisation des échanges des biens et services.
D'une manière global, les présentateurs ont relevé que la problématique de la diversification économique, diversification des marchés, ou de la base de production est un vieux débat qui resurgit à chaque à chaque fois que les économies africaines subissent le contrecoup des marchés internationaux.
Ils ont tous relevé que le problème est de rechercher des voies alternatives pour l'engagement des pays de la Cemac sur la voie de « l'après-pétrole », alors que très peu de pays, dont la République Centrafricaine, se sont employés à mettre en place une stratégie de diversification économique.
C'est dans ce sens que M. Jean Baptiste Wago, Secrétaire général du Groupement interprofessionnel de Centrafrique (GICA), a intervenu pour faire l'état des lieux des expériences de diversification des bases de production et d'exportation au niveau de la République Centrafricaine.
Avec une structure économique basée sur une économie de rente et extravertie, M. Wago a déclaré que la diversification est la voie par excellence d'une croissance économique élevée et durable en RCA.
Par là, il privilégie le désengagement de l'Etat du secteur productif.
« Le désengagement de l'Etat de certaines activités visait à faire des privatisations un instrument de revitalisation et de diversification de l'économie en drainant des investissements vers des secteurs autres que les secteurs traditionnels, par là, étoffer le secteur privé et promouvoir la concurrence «, a-t-il déclaré.
M. Wagho relève que « la RCA continue à conserver un système économique archaïque qui hypothèque tout espoir de diversification, donc d'une croissance élevée et durable ».
Pour lui, le meilleur moyen de relever le niveau des pauvres en Afrique et particulièrement en Centrafrique, c'est d'encourager la croissance du secteur agricole ce qui permettra de créer des emplois, de gagner des devises étrangères et d'accroitre en conséquence le niveau de revenus, pour les gens défavorisés et vulnérables, et c'est ainsi qu'on peut réduire la pauvreté ».
Interrogé par l'ACAP, sur les grands défis à relevés par ce forum, en ce qui concerne particulièrement la République Centrafricaine, M. Daniel Nditiféï Boissembé, Directeur généra l adjoint de la CBCA, a relevé que la raison de la tenue de ce forum est justifiée par le constat selon lequel la plupart des économies des pays de la Cemac sont concentrées seulement deux ou trois produits d'exportation, principalement le pétrole.
« Les mines et le bois constituent les seules recettes d'exploitation de la République Centrafricaine »n a déclaré M. Nditiféï, précisant que les traditionnelles cultures de rente telles que le coton, le café, le tabac sont en crise depuis de longue années.
« IL est donc temps pour la RCA de diversifier son économie, de chercher à mettre sur le marché d'autres produits, afin de nourrir son marché extérieur », a-t-il dit en substance, relevant également que l'enjeu de ce forum est important car, « il va contribuer à faire prendre conscience aux dirigeants des limites de développement des économies, si celles-ci sont basées sur deux ou trois produits seulement ».
M. Nditiféï a proposé des filières porteuses pour la diversification de l'économie centrafricaine en évoquant d' abord la filière de l'agriculture, par la réhabilitation des produits de rente en crise, notamment le café, le coton et le tabac.
« Il faut aussi mener des recherches dans le domaine des vivriers (oignon, piment, la cire), s'est –t-il exclamé, en soulignant qu'il faut aussi une diversification dans le secteur des mines en allant au-delà des productions habituelles (diamant et l'or).
« La RCA a aussi la possibilité de produire l'uranium, le cuivre, le pétrole et d'autres », a-t-il conclu.
Aujourd'hui, les participants débattre de l'épineux problème de l'intégration sous régional avec la question des visas à supprimer entre les pays de la Cemac et aussi la question de la gouvernance.
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|  Financement de 12 milliards de FCFA de la Chine à la Centrafrique | APA Bangui (Centrafrique) le 27/09/2007 La chine a octroyé à la Centrafrique un financement de 12 milliards de FCFA destinés à la réhabilitation des installations techniques de l'usine de la société de l'énergie centrafricaine (ENERCA) située à Boali, localité à 100 km à l'Ouest du pays, et à la construction d'un bâtiment supplémentaire dans l'enceinte de l'hôpital de l'amitié sino-centrafricaine à Bangui.
"Nous sommes très contents de l'appui financier de la Chine qui vient à point nommé pour pallier les nombreuses difficultés auxquelles est confrontée l'ENERCA à cause de la vétusté de ses installations techniques", a déclaré à la presse le ministre centrafricain de l'économie, du plan et de la coopération internationale, Sylvain Maliko,
M. Maliko, qui a signé la convention de financement, jeudi à Bangui, avec l'ambassadeur de Chine, Shi-Hu, a ajouté que si rien n'est fait pour renouveler l'équipement de l'ENERCA, la ville de Bangui serait condamnée à vivre dans une obscurité de longue durée.
La capitale centrafricaine est déjà confrontée à des délestages intempestifs qui, non seulement, sont nuisibles aux appareils électroménagers mais également perturbent les activités économiques.
"Nous travaillons avec les moyens du bord car il n'y a aucune pièce de rechange pour augmenter la capacité du courant électrique, ce qui nous contraint à une distribution sectorielle. D'où la nécessité de recourir aux délestages", a-ton indiqué toujours de source proche de l'ENERCA.
Construite dans les années 1960, l'usine de Boali est la seule à fournir le courant électrique à la capitale centrafricaine. Cependant, cette usine jamais subi une véritable révision à cause du manque de pièces de rechange.
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|  Areva cherche une solution | CENTRAFRIQUE - 23 septembre 2007 La convention minière signée en février 2006 entre la société canadienne Uramin et le gouvernement centrafricain pour l'exploitation du gisement d'uranium de Bakouma, dans l'extrême-est du pays, est un fait sur lequel il est difficile de revenir. Telle est, en substance, la position du groupe nucléaire français Areva, qui a racheté Uramin en juillet 2007. Selon cette convention, 93 % des parts reviennent à Uramin. Dans un communiqué du 19 septembre, Bangui a dénoncé « une opération (de rachat) irrégulière au regard des dispositions légales centrafricaines et des clauses contractuelles ». Le président Afrique d'Areva, Zéphirin Diabré, devait rencontrer le président François Bozizé à Bangui, le 22 septembre. Selon plusieurs sources, Bangui souhaite obtenir des compensations. Cela pourrait comprendre un « ticket d'entrée » versé par le groupe français et l'ouverture de négociations sur le partage des bénéfices. L'exemple du Niger, où Areva a accepté une révision des accords au bénéfice de Niamey, a donné des idées à Bangui.
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|  Pnud octroie 900 millions FCFA à la RCA pour la lutte contre le VHI/Sida | Bangui, 19sept (ACAP)
- Le ministre de la Santé publique et de la Population, Dr Bernard Lala et le représentant du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), M. Toby Lanzer, ont signé lundi 17 septembre 2007, deux conventions d'un montant total de 900 millions F.Cfa, relatives au renforcement de capacité nationale du programme de lutte contre le Vih/sida, le paludisme et la tuberculose, et de la prise en charge des personnes vivants avec le Vhi/Sida.
Le ministre Lala a déclaré que la République Centrafricaine est entrain de franchir une étape importante pour la lutter contre la pandémie de sida qui tue tant de monde actuellement.
Il a lancé un cri de cœur aux partenaires de développement et particulièrement au Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) pour une action concertée et d'assurer le suivi de ce programme.
M. Lanzer s'est réjouit de cette signature qui vise à faciliter le renforcement des capacité nationale du programme de la lutte contre le Vhi/Sida et les maladies opportunistes, précisant que ce fonds va permettre de réduire le taux de mortalité du à l'infection du sida.
Nina Gbagbo/Acap
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|  Le gouvernement centrafricain juge "irrégulière" la reprise de l'exploitation de la mine d'uranium de Bakouma | BANGUI, 19 sept 2007 - Le gouvernement centrafricain juge "irrégulière" la reprise de l'exploitation de la mine d'uranium de Bakouma, dans l'extrême-est du pays, par le groupe nucléaire français Areva, selon un communiqué mercredi. Le groupe Areva a racheté fin juillet 2007 le producteur canadien d'uranium UraMin, qui disposait d'exploitation de mines d'uranium en Afrique du Sud, Namibie et Centrafrique, avec pour objectif de doper sa production à environ 19.000 tonnes à l'horizon 2012. "Cette opération (de rachat) est irrégulière au regard des dispositions légales centrafricaines et des clauses contractuelles. De plus, elle a été réalisée au mépris des droits et intérêts du peuple centrafricain" , selon le communiqué, lu à la radio nationale par le porte-parole du gouvernement Aurélien-Simplice Zingas. "Le gouvernement centrafricain reste fermement attaché à la réalisation du projet d'exploitation et de mise en valeur du minerai d'uranium de Bakouma. Il tient cependant à ce que toute opération relative à cette exploitation, soit aussi profitable au peuple centrafricain, afin d'obtenir (...) le juste respect de ses intérêts légitimes", a-t-il poursuivi. Selon le porte-parole, "le gouvernement a mandaté une équipe d'avocats nationaux et internationaux, pour parvenir à une solution négociée avec les sociétés UraMin et Areva". Le 28 février 2006, l'Etat centrafricain et UraMin avaient signé une convention minière relative à la mise en valeur du minerai d'uranium de Bakouma, dont un peu plus de 93% des parts revenaient à UraMin. Le chef de l'Etat centrafricain, François Bozizé, a reçu le week-end dernier le vice-président d'Areva, Olivier Mallet. Depuis le début de la semaine, les médias d'Etat, radio et télévision, multiplient des émissions "micro en balade" au cours desquelles les Banguissois manifestent leur mécontentement face à la reprise de l'exploitation d'Uramin de Bakouma par Areva, sans l'avis du gouvernement. D'anciennes accusations contre la France refont surface, concernant la contamination radioactive de populations locales. Selon une source au ministère des Mines, la société française Cogema, qui avait démarré l'exploitation de l'uranium de Bakouma dans les années 70 dans des mines à ciel ouvert "a occasionné d'énormes dégâts radioactifs contre la population". En avril 2007, des associations avaient aussi fait état de contaminations radioactives au Gabon et au Niger, demandant au groupe Areva de "prendre ses responsabilité s" environnementales et sanitaires. La Cogema avait cessé rapidement ses activités en Centrafrique, estimant que l'uranium centrafricain n'était pas de bonne qualité. La présence d'uranium dans la région de Bakouma avait été mise en évidence par le Commissariat français à l'énergie atomique (CEA) en 1947, lorsque la Centrafrique était une colonie française.
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|  La Banque mondiale a débloqué, vendredi à Bangui, une enveloppe financière de 12 milliards de FCFA | APA Bangui (Centrafrique)JLG/lmm APA 14-09-2007 La Banque mondiale a débloqué, vendredi à Bangui, une enveloppe financière de 12 milliards de FCFA, destinée au bitumage du tronçon routier reliant les villes de Bouar et Garamboulaye, à 680 km au Nord-Ouest de la capitale centrafricaine, a constaté APA sur place.
«Cette aide financière démontre la volonté de la Banque mondiale à favoriser la circulation des biens et des personnes dans la sous-région de manière générale et marque, une fois de plus, les bonnes relations qui existent entre la Centrafrique et la communauté internationale» , a déclaré à la presse le ministre centrafricain du plan et de la coopération internationale, Sylvain Malicko.
Le bitumage de la route Bouar-Garaboulaye, à la frontière avec le Cameroun, actuellement très dégradée, va faciliter la circulation des véhicules qui desservent la Centrafrique, pays enclavé, à partir du port de Douala, la capitale économique camerounaise.
Le financement de la Banque mondiale entre dans le cadre de la mise en oeuvre d'un projet trinational qui regroupe le Tchad, la Centrafrique et le Cameroun, avec pour principale mission de favoriser le transport, le transit et le commerce entre les trois pays.
Les difficultés de transports pénalisent les échanges dans la sous-région de l'Afrique centrale.
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|  Centrafrique: 600 milliards de FCFA (915 millions d'Euros) pour la reconstruction | Source JEUNE AFRIQUE N° 2419 - DU 20 AU 26 MAI 2007 La réussite du programme de redressement économique adopté en septembre 2006 a permis à la Centrafrique de normaliser ses relations avec les bailleurs de fonds, notamment la Banque mondiale, le Fonds monétaire international et la Banque africaine de développement. Le problème des arriérés de remboursement de la dette extérieure a été réglé, et les réformes structurelles (douanes, fiscalité, gestion des ressources publiques) commencent à donner des résultats positifs. La prochaine étape, en cours de préparation par le ministre de l'Economie, du Plan et de la Coopération internationale, Sylvain Maliko, consiste à réunir tous les partenaires au développement, le 26 juin à Bruxelles, pour "les informer et les sensibiliser" sur la stratégie de reconstruction, de relance de la croissance et de lutte contre la pauvreté du pays. Les besoins en devises sont estimés à 600 milliards de F CFA (environ 1,2 milliards de dollars) sur trois ans (2007-2010).
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|  La Banque mondiale s'engage à travailler étroitement avec la Centrafrique | Bangui, 6 sept. (ACAP)- La Directrice des opérations pour la République Centrafricaine, Mme Mary Barton Dock, en visite de travail à Bangui, a donné un point de presse jeudi 6 septembre 2007 sur le renforcement de la coopération entre la Banque Mondiale et La République Centrafricaine.
Mme Mary Barton Dock a souligné que plusieurs projets ont déjà fait l'objet de signature d'accord de don et d'autres en cours d'exécution, entre autres le projet d'infrastructure urbaine de la ville de Bangui d'un montant de 18 millions de dollars américain, la restructuration d'un projet de VIH/Sida qui s'élève à 17,5 millions de dollars, le projet régional de facilitation de transport et du commerce au sein de la Communauté Economique et Monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) avec une contribution totale de l'IDA de 24 million de dollars Eu, l'exécution des activités de renforcement des capacités en gestion des finances publiques et la gouvernance et la fourniture des services sociaux de base soutenus par le fonds fiduciaire pour les états fragiles (LICUS III) en cours de préparation.
Mme Braton Dock a indiqué que la RCA a accompli de très grands avancements ces dernières années dans le rétablissement de la coopération avec ses principaux bailleurs de fonds avec l'apurement des arriérés de la Banque Mondiale et de la Banque Africaine de Développement (BAD), la mise en œuvre de plusieurs reformes et la finalisation du Document Stratégique de Réduction de la Pauvreté (DSRP).
Elle a confirmé l'engament de la Banque Mondiale de travailler en étroite collaboration avec la République Centrafricaine pour arriver au Point de décision de l'initiative des Pays pauvres Très Endettés (PPTE) dont le dossier va passer au conseil d'administration de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire Internationale (FMI) les 27 et 28 septembre prochain.
« En travaillant ensemble dans la mise en œuvre des réformes, l'amélioration de la gouvernance, la mise en œuvre des projets en cours et à venir dans les domaines des infrastructures, de l'énergie, de l'eau, de la santé, de l'éducation, de l'agriculture etc., nous pouvons accélérer la relance du développement économique du pays afin d'améliorer rapidement les conditions de vie des populations centrafricaines », a-t-elle conclu. Hassan Annour Mahamat/ACAP
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|  Financement de 12 milliards de FCFA de la Banque mondiale à la Centrafrique | APA Bangui (Centrafrique)JLG/lmm APA 14-09-2007 La Banque mondiale a débloqué, vendredi à Bangui, une enveloppe financière de 12 milliards de FCFA, destinée au bitumage du tronçon routier reliant les villes de Bouar et Garamboulaye, à 680 km au Nord-Ouest de la capitale centrafricaine, a constaté APA sur place.
«Cette aide financière démontre la volonté de la Banque mondiale à favoriser la circulation des biens et des personnes dans la sous-région de manière générale et marque, une fois de plus, les bonnes relations qui existent entre la Centrafrique et la communauté internationale» , a déclaré à la presse le ministre centrafricain du plan et de la coopération internationale, Sylvain Malicko.
Le bitumage de la route Bouar-Garaboulaye, à la frontière avec le Cameroun, actuellement très dégradée, va faciliter la circulation des véhicules qui desservent la Centrafrique, pays enclavé, à partir du port de Douala, la capitale économique camerounaise.
Le financement de la Banque mondiale entre dans le cadre de la mise en oeuvre d'un projet trinational qui regroupe le Tchad, la Centrafrique et le Cameroun, avec pour principale mission de favoriser le transport, le transit et le commerce entre les trois pays.
Les difficultés de transports pénalisent les échanges dans la sous- région de l'Afrique centrale.
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|  Deux mois de délestages intempestifs à Bangui: ENERCA confrontée à des difficultés de tous ordres | APA Bangui (Centrafrique) 11/05/07
Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA), est confrontée, depuis deux mois, à des délestages intempestifs qui pénalisent considérablement les ménages centrafricains et perturbent le bon fonctionnement de l'administration et des entreprises.
Le Directeur général de la société Energie Centrafricaine (ENERCA), Samuel Tozoui, a mis cette situation sur le compte des "difficultés de tous ordres" de cette entreprise qui produit, transporte et distribue l'énergie dans le pays.
"ENERCA dispose d'une capacité théorique de production thermique de 15,5MW, dont 2,5 MW sont effectivement disponibles, le reste étant en cours de réhabilitation" , a expliqué M. Tozoui. Les deux centrales hydro-électriques de Boali 1 et 2, situées à 80 km de Bangui, qui fournissent le gros de l'énergie électrique consommée dans la capitale, produisent 120Gwh/an mais disposent d'une capacité installée de 18.75 MW. Construite en trois phases dans les années 1950 et 1960, la centrale hydroélectrique de Boali I dispose d'une capacité de production de 8,75 MW (5 turbines de 1,75 MW) contre 10 MW (2 turbines 5MW) pour celle de Boali 2, qui date des années 1970. En 1991, un barrage a été construit en amont (Boali 3) qui assure la régulation du débit du fleuve tout au long de l'année pour Boali 1 et 2, les deux centrales situées en aval, qui sont reliées à la capitale par deux lignes à haute tension de 63 KV, a indiqué le DG de ENERCA.
"Les infrastructures énergétiques restent très limitées, avec un taux d'accès des populations à l'électricité parmi les plus faibles du continent (autour de 3%), une qualité de service très dégradée et un approvisionnement ne se limitant véritablement qu'à Bangui, la capitale", a déploré M. Tozoui.
"Fortement endettée aujourd'hui et ne disposant plus de la capacité financière nécessaire au rétablisseme |
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