Bienvenue chez IDSCCA, partenaire du développement et de lutte contre la pauvreté.

Bienvenue sur IDSCCA. Le développement économique est un facteur déterminant pour l'instauration d'une paix durable en Centrafrique. BONNE et HEUREUSE ANNEE 2009.
                                    

Un mécanisme de financement rapide pour faire face à la crise.

Ce nouveau mécanisme, d'un montant de 2 milliards de dollars, vise à aider rapidement les pays les plus pauvres à surmonter les effets de la crise financière
Il est destiné à renforcer les filets de protection, l'infrastructure, l'éducation et la santé
Il permettra d'accélérer le processus d'approbation et de faire bénéficier les 78 pays les plus pauvres d'une aide de 2 milliards de dollars, prélevés sur l'enveloppe de 42 milliards de dollars de l'IDA.


-10 décembre 2008—Le Groupe de la Banque mondiale accélère son soutien aux pays les plus pauvres, confrontés à une baisse de leurs revenus, de l'investissement et du commerce en raison de la crise financière mondiale.

Un montant initial de 2 milliards de dollars sera mis à la disposition des pays les plus durement touchés. Il financera les dépenses nécessaires au maintien de la stabilité économique et au soutien de la croissance et permettra de maîtriser la volatilité des prix ainsi que de protéger les populations pauvres.

Les interventions devraient financer les dépenses budgétaires relatives aux secteurs des infrastructures, de l'éducation, de la santé et de la protection sociale, en soutenant par exemple les programmes d'aide alimentaire en faveur des écoles et des mères.

« Nous voulons aider les pays à faire face à ce ralentissement en leur fournissant rapidement les ressources financières qui contribueront à en atténuer les effets et en leur apportant notre assistance dans l'élaboration de mesures de soutien » a déclaré le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick.

La Banque a créé un mécanisme similaire en mai afin d'accélérer le soutien aux pays les plus touchés par la hausse des prix des denrées alimentaires et des carburants. Selon ses estimations, la crise alimentaire a fait basculer 100 millions de personnes dans la pauvreté en 2008. M. Zoellick prévoit que ce chiffre augmente à mesure que la crise se propage dans le monde : « Nous estimons à 20 millions le nombre de ceux qui connaîtront le même sort si la croissance recule de 1 % dans les pays en développement ».

Selon le rapport « Perspectives pour l'économie mondiale en 2009 », que vient de publier la Banque mondiale, les pays en développement devraient connaître en 2009 une croissance de 4,5 % (contre 7,9 % en 2007), alors que les estimations antérieures annonçaient une croissance de 6,5 %.

La crise financière entraîne déjà un resserrement du crédit et une détérioration du financement du commerce dans de nombreux pays. Elle devrait se traduire par un ralentissement du commerce, une baisse des investissements, une diminution des envois de fonds des travailleurs étrangers et une contraction des recettes du tourisme.

La crise pourrait également avoir pour effet de diminuer les flux d'aide bilatérale en faveur de nombreux pays en développement, ce qui rendrait la situation encore plus difficile pour ces économies déjà fragilisées.

Avant de pouvoir bénéficier de ce mécanisme, les pays seront soumis à une évaluation détaillée visant à déterminer l'impact qu'a sur eux la crise financière, les financements nécessaires, ainsi qu'à examiner les mesures prévues par les gouvernements.


Perspectives pour l'économie mondiale en 2009.

Le rapport Global Economic Prospects 2009 (Perspectives pour l'économie mondiale en 2009), qui vient de paraître, indique que l'économie mondiale se trouve en phase de transition, passant d'une période de forte croissance stimulée par les pays développés à celle d'une incertitude marquée, la crise financière ayant fortement affecté les marchés internationaux. Le rapport GEP 2009 prévoit que la croissance du PIB mondial sera de 2,5 % en 2008 et de 0,9 % en 2009. Les pays en développement devraient connaître l'année prochaine une croissance de 4,5 % contre 7,9 % en 2007. La croissance dans les pays aux revenues élevés sera négative.

«Les pays en développement ont dû affronter deux chocs externes majeurs : la flambée des prix des produits alimentaires et du pétrole, suivie par la crise financière. Cette crise a soulagé les tensions des marchés des matières premières mais met à l'épreuve les systèmes bancaires et menace d'augmenter le chômage au niveau mondial», indique Justin Lin, économiste en chef de la Banque mondiale et vice-président chargé de l'économie du développement. « Des mesures d'urgence sont nécessaires afin de réduire les conséquences de la crise sur l'économie actuelle et les plus pauvres, y compris par la création de projets de construction de routes, de voies ferrées, d'écoles et de systèmes de santé ».

Face à la crise, le Groupe de la Banque mondiale augmente son soutien aux pays en développement, y compris à travers de nouveaux engagements de la BIRD allant jusqu'à 100 milliards de dollars au cours des trois prochaines années ainsi qu'à travers l'IFC, son organisme d'action dans le secteur privé. L'aide de L'IFC consistera en des mécanismes en faveur du financement du commerce, de la recapitalisation bancaire et des projets d'infrastructures financés par le secteur privé se trouvant en situation budgétaire difficile.

Les volumes du commerce mondial devraient se réduire de 2,1 % en 2009 et par conséquent, les exportations des pays en développement en souffriront fortement. La croissance des investissements devrait baisser tant dans les pays développés que dans les pays en développement en raison du resserrement des crédits et de l'augmentation de l'incertitude. La baisse devrait être de 1,3 % dans les pays développés et, dans les pays en développement, les investissements ne devraient augmenter que de 3,5 %, contre 13% en 2007.

« Les dirigeants politiques des pays en développement devraient surveiller de près leur secteur bancaire et se préparer à recourir à l'aide extérieure afin de soutenir leur monnaie et leurs systèmes bancaires », a indiqué Uri Dadush, directeur du groupe Perspectives du développement de la Banque mondiale. « Face à la baisse attendue du commerce mondial, les pays développés et en développement doivent résister à la tentation de recourir au protectionnisme qui ne ferait que prolonger et approfondir la crise ».

L'effondrement de la croissance mondiale a inversé la tendance des prix des matières premières du premier semestre de 2008 puisque dans l'ensemble ils chutent fortement depuis juillet. Les prix actuels des denrées alimentaires et du pétrole ont baissé considérablement dans les pays en développement mais ils restent relativement élevés par rapport à ceux des années 90, et les crises sociales et humaines qu'ils ont déclenchées sont encore latentes. Dans l'ensemble, l'augmentation des prix des denrées alimentaires et du pétrole a représenté pour les consommateurs des pays en développement un coût de 680 milliards de dollars supplémentaires en 2008. Cette situation a poussé 130 à 155 millions de personnes dans la pauvreté.

D'après le rapport GEP, les prix du pétrole dans l'année prochaine devraient se situer en moyenne à 75 dollars le baril alors que ceux des denrées alimentaires devraient baisser de 23 % par rapport à leur moyenne de 2008.

Sur le long terme, et bien que la flambée récente des prix puisse signaler une pénurie future de l'offre, le rapport considère que l'offre dépassera la demande au cours des 20 prochaines années.

« Sur le long terme, les pénuries de l'offre qui ont entraîné la forte augmentation des prix des matières premières devraient faiblir » indique Andrew Burns, principal auteur du rapport. « La demande d'énergie, de métaux et de produits alimentaires devrait ralentir en raison de la baisse de la croissance de la population et d'une baisse attendue de la demande chinoise de métaux liée au déclin des investissements ».

Cependant, les politiques doivent appuyer les investissements favorisant l'augmentation de l'offre et encourager les mesures qui stimulent l'efficacité et la conservation, afin que le rapport entre l'offre et la demande de matières premières reste équilibré. Les gains d'efficacité dans le secteur des transports (y compris les voitures à hydrogène, électriques ou hybrides) seront particulièrement importants car la demande des pays en développement de nouvelles voitures et camions devrait représenter les trois quarts des besoins en énergie supplémentaires d'ici à 2030. Le changement climatique et les autres politiques environnementales peuvent également réduire la demande d'hydrocarbures et entraîner l'amélioration de la productivité du secteur agricole sur le long terme.

Bien que l'augmentation de l'offre de produits alimentaires devrait augmenter au niveau mondial, il se peut que dans certains pays (notamment en Afrique) elle ne puisse pas suivre le rythme de la demande. Afin d'éviter de devenir excessivement dépendants des produits alimentaires importés, ces pays doivent développer des programmes favorisant la productivité agricole. Il s'agit par exemple de développer les réseaux routiers ruraux, d'augmenter la recherche et le développement dans le domaine agricole, et d'intensifier les efforts de mobilisation.

La sensibilité croissante des prix des denrées alimentaires vis-à-vis de ceux du pétrole, résultant de l'augmentation de la production de biocarburants à partir des cultures vivrières, devrait se poursuivre à moins que des nouvelles technologies, y compris le développement de sources non-alimentaires pour la production de biocarburants et d'autres énergies alternatives, contribuent à rendre la production de biocarburants issus de l'agriculture moins rentable.

Un résultat essentiel du rapport GEP est que les exportations de matières premières peuvent favoriser la croissance si les politiques adéquates sont en place. Les auteurs indiquent que les pays riches en ressources sont parvenus à gérer l'augmentation récente des revenus de manière plus prudente que dans le passé, ce qui devrait leur permettre de mieux supporter la baisse des prix. Cependant, les pays ayant des ressources qui viennent d'être découvertes et ceux qui reposent fortement sur les financements bancaires, peuvent être en situation de risque. En effet, en raison de la baisse des prix des matières premières, les profits de nombreuses sociétés sont en baisse alors que les taux d'intérêt ont augmenté. Ceci expose ces pays à une forte augmentation des coûts des emprunts.

La plupart des pays consommateurs ont répondu à l'augmentation des prix du carburant et des produits alimentaires en augmentant les filets de sécurité sociale existants afin d'éviter la malnutrition et ses conséquences sur le long terme. Les gouvernements ont dépensé jusqu'à 2 % de leur PIB en augmentant leurs programmes destinés à faire face à cette situation. Cependant, en raison d'une mauvaise affectation des fonds, seuls 20 % de ces dépenses supplémentaires ont atteint les plus pauvres.

Le rapport GEP recommande plusieurs mesures qui pourraient réduire la possibilité d'une autre crise liée à la flambée des prix alimentaires. Il s'agit de décourager les interdictions d'exportation, de fournir des financements plus stables aux agences en charge de l'aide alimentaire, et d'améliorer la coordination et l'information sur les stocks alimentaires mondiaux.

Les Accords de Partenariat Economique -APE -

Contre les Accords de partenariat économique.

Une vingtaine de responsables d'associations africaines ont mis sur pied, à Paris, un "Collectif anti-APE" pour réunir les conditions de la mobilisation afin de faire part de la désapprobation de la diaspora et de tous les citoyens du monde aux Accords de partenariat économique (APE) entre l'Union européenne et l'Afrique.

Afrique: La Banque Mondiale pointe les problèmes de l'emploi chez les jeunes.

Un rapport de la Banque Mondiale publié le 5 décembre indexe le problème de l'emploi des jeunes sur le continent africain et souligne la nécessité d'une approche plurisectorielle pour accélérer la création d'emplois pour cette frange de la population. Le rapport intitulé «Les jeunes et l'emploi en Afrique : le potentiel, le problème, la promesse», propose notamment de coordonner le développement de l'offre d'emploi et de l'éducation dans les régions rurales, l'encouragement et l'appui de l'esprit d'entreprise, l'amélioration de l'accès et de la qualité des formations ainsi que la prise en compte des problèmes démographiques. 
 
Une étude de la Banque Mondiale sur les indicateurs du développement en Afrique met en garde sur la situation de l'emploi chez la frange jeune de la population africaine, confrontée de plus en plus au fléau du chômage.

La Banque Mondiale appelle à cet effet les pays africains à prendre en compte ce problème en adoptant un ensemble coordonné de mesures plurisectorielles.

Le rapport intitulé «Les jeunes et l'emploi en Afrique : le potentiel, le problème, la promesse» publié le 5 décembre dernier affirme qu'un jeune africain qui arrive sur le marché du travail, et dont le profil type est une jeune femme pauvre vivant en milieu rural et ayant arrêté ses études, risque d'avoir de plus en plus de mal à trouver un emploi sur le continent.

La frange de la population prise en compte dans ce rapport concerne la tranche d'âge des 15-24 ans. Pour juguler la montée du chômage qui représenterait un sérieux frein au développement, la Banque Mondiale a recommandé l'adoption d'une approche plurisectorielle en abordant le problème sous différents angles clés, notamment le développement de l'offre d'emploi et de l'éducation dans les régions rurales, l'encouragement et l'appui de l'esprit d'entreprise, l'amélioration de l'accès et de la qualité des formations ou encore la prise en compte des problèmes démographiques.

Au regard des difficultés rencontrées par les jeunes sur les marchés de l'emploi, la Banque Mondiale a estimé que seul un ensemble d'actions concertées sur le long terme, couvrant un large éventail de politiques et de programmes, permettrait de leur assurer un emploi.

La population mondiale compte aujourd'hui 18 % de jeunes, soit 1,2 milliard d'individus. Sur ce nombre, 87 % vivent dans les pays en développement. En Afrique, environ 200 millions de personnes font partie de la tranche d'âge des 15-24 ans, qui représente plus de 20 % de la population du continent, une part appelée à grossir rapidement puisque 42 % de la population actuelle est âgée de moins de 15 ans.

Les chiffres médians indiquent que le jeune africain type est une jeune femme de 18 ans vivant en milieu rural, sachant lire et écrire mais ayant arrêté ses études et souvent mariée et mère de famille.

«Trouver des emplois productifs pour les 200 millions d'africains âgés de 15 à 24 ans est sans aucun doute l'un des enjeux majeurs auquel le continent est confronté», a affirmé la vice-présidente de la Banque Mondiale pour la région Afrique, Obiageli Ezekwesili.

«Les conclusions de cette étude, en particulier le portrait médian du jeune africain, (…) sont d'une très grande portée pour les choix de politique publique à faire», a-t-elle souligné.
Selon les chiffres 2006 de l'Organisation internationale du travail (OIT), trois chômeurs africains sur cinq seraient des jeunes et 72 % des jeunes en moyenne vivraient avec moins de 2 dollars par jour. Environ 70 % de ces jeunes seraient concentrés dans les zones rurales.

Les statistiques indiquent également que les jeunes représentent 37 % de la population en âge de travailler, mais 60 % du total des chômeurs. Les jeunes commencent par ailleurs à travailler tôt, avec un quart des enfants de 5 à 14 ans en activité, en particulier en milieu rural.
Les jeunes sont employés principalement dans l'agriculture, où ils représentent 65 % de l'emploi total. Le chômage des jeunes est beaucoup plus répandu dans les zones urbaines, tandis que le sous-emploi domine beaucoup plus dans les régions rurales.

Dans la tranche d'âge des jeunes, les femmes ont des journées de travail plus longues et ont plus de probabilités de se trouver en sous-emploi ou de ne pas faire partie de la population active. Elles rencontrent aussi, tout comme les jeunes ruraux, des difficultés plus importantes du fait des maternités précoces et du manque d'opportunités d'éducation et d'emploi.

Les jeunes des régions sortant d'un conflit sont confrontés à des problèmes particuliers car beaucoup d'entre eux n'ont pas pu faire d'études, ont grandi dans des sociétés violentes et ont souvent été impliqués eux-mêmes en tant que combattants.

Outre la situation démographique et les taux de reproduction élevés, les jeunes qui arrivent sur le marché du travail sont handicapés par d'autres facteurs tels que le manque d'expérience professionnelle, le manque d'accès aux études et à des formations, et le manque d'organisation et de représentation qui empêche que leurs besoins soient pris en compte dans les programmes d'action et les politiques publiques.

Le rapport met enfin en relief la richesse que représentent les jeunes pour leurs pays, et insiste sur le fait qu'il est essentiel de leur procurer des emplois si l'on veut lutter contre la pauvreté et promouvoir le développement durable.

«L'un des problèmes qu'ont eu les gouvernants jusqu'ici a été de devoir prendre des mesures sans connaître les options disponibles, sans savoir ce qui fonctionne dans différentes situations, ce qui a déjà été expérimenté et ce qui n'a pas marché», a estimé l'économiste en chef pour la région Afrique, Shantayanan Devarajan.

«Ces informations leur sont apportées dans le rapport, qui dresse aussi un inventaire des interventions tentées pour remédier au problème de l'emploi des jeunes dans la région et qui examine les résultats obtenus», a conclu monsieur Devarajan.

Les pays du G20 s'accordent sur des grands principes et un plan d'action.

Les dirigeants du G20, réunis vendredi 14 et samedi 15 novembre à Washington, se sont entendus sur une plus grande supervision de la finance mondiale et une meilleure coordination des politiques économiques pour éviter une nouvelle crise financière et relancer la croissance. "Nous sommes d'accord pour dire qu'une réponse politique élargie, fondée sur la coopération macro-économique, est nécessaire pour rétablir la croissance", indique, selon une source proche des négociations, le communiqué final.
Selon une autre source, la déclaration finale, de cinq pages, est d'ores et déjà "bouclée". Les leaders des grands pays industrialisés et émergents s'y engagent sur quatre principes, que les ministres des finances de ces Etats devront mettre en musique d'ici au 31 mars 2009 :

une relance coordonnée de l'économie mondiale par des mesures budgétaires de soutien de la demande, la politique monétaire et une aide accrue du Fonds monétaire international et des banques de développement en faveur des pays fragiles ;
une amélioration de la régulation des marchés financiers pour éviter une nouvelle crise financière ;
l'ouverture de la gouvernance économique mondiale aux pays émergents et en développement ;
le refus du protectionnisme.

Outre cette déclaration, un plan d'action précis a été rédigé. L'ajout de ce texte, lui aussi de cinq pages, "donne l'assurance que des mesures concrètes vont sortir de ce processus", assure-t-on de source proche des négociations. Les ministres des finances du G20 devront faire des recommandations et un rapport sur l'application de ce plan d'action avant le 31 mars 2009. Leurs recommandations devront porter sur une série de têtes de chapitre :

la limitation des effets procycliques (aggravants) des règles en vigueur sur les marchés financiers ;
l'alignement des normes comptables au niveau mondial, en particulier pour les produits financiers complexes ;
l'amélioration de la transparence des marchés dérivés pour réduire les risques systémiques ;
l'amélioration des pratiques de compensation ;

l'évaluation du mandat, du mode de gouvernance et des besoins en ressources des institutions financières internationales ;
la définition du champ des institutions ayant une "importance systémique" - dont l'effondrement menacerait l'ensemble du système financier mondial et qui nécessiterait donc une action coordonnée pour éviter leur défaillance.

Dans la déclaration finale, le G20 estime notamment que les régulateurs des marchés financiers doivent faire en sorte d'éviter que leur activité et leurs arbitrages aient un "impact potentiellement négatif" sur d'autres pays. Ils s'engagent à étendre le champ de la régulation et de la surveillance à tous les marchés, produits et acteurs financiers. Ils s'engagent également à renforcer la lutte contre les places financières "non coopératives" – centres off shore et paradis fiscaux – et à renforcer l'échange d'informations sur ces places financières. Le G20 s'engage également à travailler sur la question des agences de notation.

La déclaration finale semble en revanche plus vague en ce qui concerne une action coordonnée en matière de relance économique. Les pays du G20 conviennent de la nécessité d'une politique "plus large, fondée sur une coopération macroéconomique plus étroite, pour restaurer la croissance, éviter des contagions négatives et soutenir les économies émergentes et en développement", dit-on de source proche de la négociation. Ils déclarent leur intention de recourir à des mesures fiscales et "reconnaissent l'importance d'une politique monétaire de soutien" en fonction de la situation de chaque pays. En clair, pas de plan de relance concerté au niveau mondial, comme le réclamaient des pays comme le Brésil, la Turquie ou l'Espagne.

Un nouveau sommet des chefs d'Etat et de gouvernement se réunira sur ces bases entre le 31 mars et le 30 avril, précise-t-on de même source. La France souhaiterait que ce deuxième sommet ait lieu à Londres, la Grande-Bretagne prenant le 1er janvier la présidence du G20, actuellement assurée par le Brésil.

Afrique centrale: Une structure pour la surveillance des affaires.

La rencontre de L'Union des patronats d'Afrique centrale (UNIPACE) s'est achevée le 25 octobre à Douala, au Cameroun, avec l'adoption d'un projet de création d'une structure sous-régionale chargée du contrôle et du suivi du climat des affaires en Afrique centrale. Cette réunion avait pour but d'identifier les moyens de renforcer le secteur privé en Afrique centrale dans la perspective de l'ouverture du marché sous-régional dans le cadre des Accords de partenariat économique (APE) avec l'Union européenne. 

Les experts du secteur privé d'Afrique centrale ont décidé le 25 octobre de mettre sur pied une structure de surveillance et de suivi du milieu des affaires pour garantir sa solidité.

L'Union des patronats d'Afrique centrale (UNIPACE) s'est réunie le 25 octobre dernier à Douala pour évaluer la santé du climat des affaires en Afrique centrale, dans la perspective de l'ouverture du marché sous-régional qui pourrait survenir avec les Accords de partenariat économiques (APE) avec l'Union européenne en négociations dans les pays de la sous-région.

La création de cette structure s'est révélée nécessaire au sein de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC), au regard de la faiblesse constatée dans le secteur privé au moment où les négociations sont en cours au sujet de l'entrée en vigueur des APE, a indiqué Olivier Behlè, président en exercice de l'UNIPACE, et président du Groupement inter patronal du Cameroun (GICAM).

Le fonctionnement de cette structure de surveillance repose principalement sur quatre thèmes majeurs, à savoir la mise en place des mécanismes innovants pour le financement des entreprises ; l'adoption d'une fiscalité incitative par les Etats pour le développement du secteur privé ; la mise en œuvre effective des mesures adoptées par la CEMAC visant la circulation des personnes et des biens ainsi que le respect des normes de qualité.

Le projet en cours d'élaboration bénéficie de l'appui de la Facilité du climat des affaires ACP (BIZCLIM), une initiative conjointe du groupe Etats-ACP et de l'Union européenne financé par le Fonds européen de développement (FED).

Les pays d'Afrique centrale ont occupé une mauvaise position dans le dernier classement du Doing business, dans lequel la République centrafricaine et le Congo ont fermé le peloton de queue, se classant à la 180e et la 181e place, tandis que le Cameroun est passé de la 158e à la 164e place, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad ont été respectivement classés, 151e, 167e et 175e.
Publié le 27-10-2008    Source : apanews.net

Afrique subsaharienne: La France se désengage.

L'Organisation non gouvernementale (ONG) française, Oxfam France, a dénoncé le 24 octobre la suspension massive par le gouvernement français des aides au développement aux pays d'Afrique subsaharienne. Une note circulaire diffusée aux représentations africaines de la coopération française ferait état de l'arrêt d'une série de financements destinés aux secteurs vitaux des pays d'Afrique subsaharienne, qui comptent parmi les plus pauvres de la planète. Malgré les appels lancés par les agences des Nations unies pour la poursuite du financement des programmes de réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), la France se dédit une semaine après le sommet de la Francophonie.
 
Une série de documents diffusés largement au sein du réseau de la coopération française annoncent que l'instruction des projets de subventions destinées au soutien des projets nationaux de lutte contre la pauvreté en Afrique subsaharienne, via l'Agence française de développement (AFD), pourrait être «suspendue sine die».

Oxfam France révèle que pour la seule région Afrique de l'Ouest, un soutien aux projets nationaux de 49 millions d'euros était prévu en 2008 et en 2009, une ligne budgétaire qui n'apparaît plus dans le document présentant le détail de la Programmation triennale 2009-2011 de l'aide au développement de la France.

Le constat est le même pour les 19 millions d'euros consacrés en 2008 à l'Afrique centrale. Les réductions de l'aide au développement devraient également toucher l'initiative internationale pour la mise en œuvre accélérée du programme Éducation pour tous.

Un projet de courrier diplomatique en cours d'élaboration à Matignon informerait que l'AFD «continuera, sur un nombre de pays limité compte tenu de la limite des enveloppes de subvention disponibles au niveau central, des petits projets de micro finances ou d'ONG à forte visibilité politique».

La concentration géographique des subventions voulue par le gouvernement se fera sur quatre pays «à forte visibilité politique », mais pas en Afrique puisqu'il s'agira d'Haïti, de l'Afghanistan, des Territoires Autonomes Palestiniens et des Comores. Parallèlement, les documents officiels révèlent une augmentation exponentielle des prêts.

L'appui au secteur de la santé au Mali, au Rwanda, au Togo, au Congo ou encore à Madagascar sera touché par ces coupes arbitraires, ainsi que le secteur de l'éducation au Niger, en RDC, au Bénin ou en Guinée. Alors que les forums mondiaux se multiplient pour contrer la crise alimentaire, les subventions françaises aux secteurs agricoles africains seront également suspendues.

«Comme le craignait Oxfam France depuis le début des arbitrages budgétaires en mai dernier, la France taille à grands coups de sabre dans son aide, c'est aujourd'hui l'Afrique sub-saharienne qui en fait les frais», a déploré Sébastien Fourmy, d'Oxfam France.

«La crise financière ne doit pas servir d'explication ou d'excuse, les hésitations du gouvernement ne datent pas d'hier. Avant d'être un problème de finances, c'est un manque de volonté politique clair de faire de la réalisation des objectifs de développement internationaux une priorité pour la France», a ajouté monsieur Fourmy.

«Le gouvernement a voulu faire croire qu'avec un budget de plus en plus serré pour la coopération, la France pourrait honorer toutes ses promesses internationales. Aujourd'hui les conséquences de cette politique se feront immédiatement ressentir dans les pays africains», poursuit le membre d'Oxfam France.

Pour la première fois depuis l'an 2000, le montant de l'aide française pour les engagements de la France sur les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) a reculé en 2007. Le président français s'était par ailleurs engagé à consacrer 0,7% du Revenu national brut à l'APD d'ici à 2015.

Nicolas Sarkozy avait même alerté l'assemblée des Nations unies à New York le 22 septembre dernier «qu'aucun pays africain n'est dans les temps pour atteindre tous les objectifs du Millénaire pour le développement».

Il avait alors demandé à la communauté internationale de ne pas répéter les «erreurs du passé», et de ne pas préparer «une nouvelle crise de la dette africaine pour 2030». Mais un moi après ces déclarations, la France annonce une suspension massive des dons et une augmentation significative des prêts.

«La France a annulé les dettes de plusieurs pays pauvres ces dernières années. Ces annulations ont été utilisées pour gonfler artificiellement le montant de son aide publique au développement. Désormais, le gouvernement va ré-endetter les pays africains pour tenter de tenir ses engagements internationaux, sans réel effort budgétaire», dénonce Oxfam France.

«Avec une telle politique, la France efface d'un trait tous les efforts entrepris ces dernières années pour lutter contre la pauvreté en Afrique et soutenir des stratégies établies par les pays africains eux-mêmes. C'est un retour de 20 ans en arrière. Au final, les mêmes erreurs sont répétées, et une fois de plus les populations des pays pauvres vont trinquer», déplore enfin Sébastien Fourmy. Un bel exemple de la solidarité pour les pays membres de la francophonie! 

Faut-il dévaluer le franc CFA?

Etant donné l'appréciation de l'Euro vis-à-vis du dollar, la question de la parité du Franc CFA (qui est fixé à l'Euro) doit être encore soulevée.  L'appréciation est comparable à celle des années 1985-1993  (voir graphe ). Pendant cette période, les économies des pays de la zone CFA ont connu une forte diminution de leur compétitivité, des exportations, et de croissance économique.  Dans la plupart des pays, la pauvreté a augmenté.  Il faut se rappeler que le Franc CFA avait été dévalué de 50 pourcent le 14 janvier, 1994.

Certes, la situation actuelle n'est pas la même qu'en 1994.  Mais, il faut avoir une discussion rigoureuse et ouverte avant de prendre une décision.  Ayant participé à la discussion la dernière fois, je veux insister sur deux choses.  Premièrement, l'estimation du désalignement doit tenir compte du prix des biens non-échangeables dans ces pays.  L'inflation n'est pas un bon indicateur car il comprend des biens échangeables et non-échangeables.

Deuxièmement, cette fois, l'analyse sur la question doit être faite par les chercheurs des pays de la zone CFA.  La plupart de l'analyse faite la dernière fois avait été réalisée aux Etats-Unis ou en France.  Comme l'impact de la décision sera ressenti par les citoyens des pays de la zone, il faut que l'analyse soit également faite par eux.

L'appui du Groupe de la Banque Mondiale s'est accru durant l'exercice 2008 dans le contexte des crises alimentaires et financières.

WASHINGTON,  le 16 septembre 2008 — Les engagements du Groupe de la Banque mondiale ont augmenté de 11 % durant l'exercice 08, pour s'établir à 38,2 milliards de dollars par suite de l'approbation rapide de financements pour aider les populations pauvres à faire face à la crise alimentaire et aussi d'une intensification du soutien à un secteur privé créateur d'emplois.

Les engagements du Groupe de la Banque mondiale pour l'exercice clos le 30 juin 2008 ont revêtu la forme de prêts, de dons, de participations et de garanties pour aider les populations et les entreprises privées de ses pays membres, notamment dans la région Afrique qui a bénéficié du soutien le plus important.

*Milliards de dollars des États-Unis

Pour son propre compte uniquement. Ne comprend pas un montant de 4,8 milliards de dollars pour l'exercice 08 et de 3,9 milliards de dollars pour l'exercice 07 mobilisés dans le cadre de prêts syndiqués et de financements structurés


Les financements — qui sont supérieurs de 3,9 milliards de dollars à ceux de l'exercice 07 — concernent 694 projets, conçus pour lutter contre la pauvreté et stimuler la croissance par le biais de plans concrets qui visent à améliorer le  cadre des affaires et des investissements et à habiliter les populations pauvres.
« Le montant de 38,2 milliards de dollars consentis par le Groupe de la Banque mondiale aux pays en développement, alors que le monde se heurte à la dure réalité de la hausse des prix des denrées alimentaires et des combustibles, contribue à créer des solutions de développement pour donner aux populations des opportunités et de moyens d'améliorer leurs conditions de vie » a expliqué le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick.

Les moyens mis en œuvre par le Groupe de la Banque pour faire face à la crise des prix alimentaires ont été l'un des faits marquants de l'exercice 08. L'institution a mis en place un mécanisme de financement rapide de 1,2 milliard de dollars et les premiers dons approuvés dans le cadre de ce mécanisme durant l'exercice 08 ont été accordés à Djibouti (5 millions de dollars), à Haïti (10 millions de dollars) et au Libéria (10 millions de dollars). Des ressources supplémentaires ont par la suite été approuvées durant l'exercice en cours. Ces ressources ont été affectées, entre autres, à l'expansion des programmes de repas scolaires et des programmes axés sur les enfants et les mères, et à l'élargissement de l'accès des populations à des semences et à des engrais.

L'IFC, qui est l'institution du Groupe opérant dans le cadre du secteur privé, a poursuivi une stratégie axée sur le marché pour faire face à la crise alimentaire. Durant l'exercice 08, la Société a investi 1,4 milliard de dollars au niveau de la chaîne d'approvisionnement des agro-industries afin de stimuler la production, accroître la liquidité des chaînes d'approvisionnement, améliorer la logistique et les opérations de distribution et élargir l'accès au crédit des petits agriculteurs.

Les engagements du Groupe de la Banque mondiale sont pris par la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), qui fournit des financements, des produits de gestion des risques et d'autres services financiers à ses États membres ; l'Association internationale de développement (IDA), qui accorde des financements non porteurs d'intérêt et des dons aux 78 pays les plus pauvres du monde ; la Société financière internationale (IFC) qui accorde des prêts, prend des participations, fournit des garanties et des services-conseils aux entreprises du secteur privé des pays en développement ; et l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), qui est l'organisme d'assurance des risques politiques.

Les engagements de l'IDA se sont chiffrés à 11,2 milliards de dollars pour l'exercice 08, par suite du décaissement des dernières ressources d'IDA-14, parvenue à son terme. Les financements, constitués pour 8,0 milliards de dollars de crédits et pour 3,2 milliards de dollars de dons, ont appuyé 199 opérations dans les 78 pays les plus pauvres du monde, dont 39 se trouvent en Afrique. Les donateurs ont engagé des montants records au titre de la Quinzième reconstitution des ressources de l'IDA lors de la réunion tenue à Berlin en décembre — soit, au total, 41,7 milliards de dollars pour les exercices 09 à 11 — témoignage de confiance dans la valeur qu'a l'aide de la Banque pour les populations les plus pauvres du monde.

Les engagements de la BIRD se sont chiffrés au total à 13,5 milliards de dollars au titre de 99 opérations, contre 12,8 milliards de dollars pour l'exercice précédent. La BIRD a réaménagé ses services financiers durant l'exercice en abaissant le prix de ses prêts, en allongeant leurs échéances et en lançant de nouveaux produits de financement pour imprévus.

L'IFC, qui est la plus importante source de financement multilatéral du secteur privé dans le monde en développement, s'est particulièrement distinguée par ses solides résultats. Durant l'exercice 08, le montant des financements de l'IFC au titre du développement du secteur privé s'est accru de 34 % pour atteindre 16,2 milliards de dollars, dont 4,8 milliards de dollars ont été mobilisés par le biais de prêts syndiqués et de financements structurés. L'exercice 08 est le premier durant lequel les engagements de l'IFC pour son propre compte et les ressources financières qu'elle a mobilisées auprès du secteur privé ont été supérieurs à ceux de la BIRD, qui est l'institution la plus ancienne du Groupe de la Banque mondiale. Les projets dans les pays IDA ont représenté plus de 40 % des 372 investissements de l'IFC pour l'exercice 08. Les 1,9 million d'emplois dans les sociétés clientes de l'IFC en 2007 ainsi que l'achat par ces dernières de 54,3 milliards de dollars de biens et services sur les marchés locaux sont la manifestation concrète des investissements de la Société. Les clients de l'IFC ont généré de l'électricité pour près de 147 millions de clients des pays en développement et ont alimenté en eau 18 millions de consommateurs.

« À une époque où l'incertitude règne sur les marchés mondiaux, nous avons intensifié nos investissements et développé nos services-conseils dans les économies et les secteurs les moins développés, et nous continuons de renforcer les fondations d'un développement durable du secteur privé dans le monde entier », a expliqué Lars Thunell, qui est le Vice-président exécutif et Directeur général de l'IFC.

La MIGA a célébré son 20e anniversaire en affichant des résultats exceptionnels pour l'exercice 08, durant lequel elle a émis des garanties à hauteur de 2,1 milliards de dollars, soit 50 % de plus que l'exercice précédent. « La capacité de la MIGA à promouvoir l'investissement direct étranger, en particulier dans les pays les plus pauvres, reste solide malgré un contexte financier mondial incertain. L'exercice a également été marqué par des innovations au niveau des produits de l'Agence, comme les garanties pour des projets et des montages financiers islamiques visant à atténuer les effets des changements climatiques » a indiqué James Bond, Vice-président exécutif et directeur général par intérim de la MIGA.

Les engagements financiers du Groupe de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne — qui reste la plus haute priorité de la Banque — se sont établis à 7,3 milliards de dollars pour l'exercice 08. Ces engagements se répartissent comme suit : 5,7 milliards de dollars de l'IDA, soit un peu plus de 50 % du montant total des engagements de l'Association ; 1,4 milliard de dollars de l'IFC, 218 millions de dollars de garanties de la MIGA au titre de projets dans la région, et 30 millions de dollars de la BIRD ; l'IFC a également porté de 17 à 25 le nombre de pays d'Afrique subsaharienne dans lesquels elle poursuit des activités.



Pourquoi l'Afrique est-elle tributaire des coûts commerciaux.

La part de l'Afrique dans les exportations mondiales a reculé de deux-tiers environ en l'espace de 30 ans.
Le coût élevé des transactions commerciales constitue un obstacle majeur
Les exportations jouent un rôle dans la lutte contre la pauvreté.
L'infrastructure pèse également sur les coûts commerciaux en Afrique.
Les facteurs qui signalent la croissance future de l'Afrique sont en vue.
La part de l'Afrique dans les exportations mondiales a reculé de deux-tiers environ en l'espace de 30 ans

Le 17 juin 2008— Le commerce international et les investissements ont connu une forte expansion au cours des dernières décennies. Mais en Afrique subsaharienne, une région entravée par l'instabilité politique et les problèmes de gouvernance, le manque d'investissements étrangers et d'autres barrières commerciales, c'est l'inverse qui est observé.

La part de l'Afrique dans les exportations mondiales a chuté de près de deux tiers en une trentaine d'années, passant de 2,9 % en 1976 à 0,9 % en 2006. Si sa part était restée au même niveau que dans les années 70, ses recettes d'exportation seraient environ 10 fois plus élevées que leur valeur actuelle.

De plus, alors que d'autres régions ont accru leur part d'exportations hors pétrole au cours des vingt dernières années, le pétrole continue à dominer les exportations de l'Afrique subsaharienne.

« Si les pays africains ne participent pas plus au commerce mondial, les progrès en termes de croissance et de réduction de la pauvreté seront toujours retardés », a déclaré John S. Wilson, économiste en chef du Groupe de recherche pour le développement à la Banque mondiale.

Lors d'un atelier organisé le 31 mai 2008 à Entebbe, Ouganda, par le Groupe de recherche pour le développement de la Banque mondiale et l'African Economic Research Consortium (AERC) (a) , et parrainé par le ministère du Développement international britannique et un Projet sur la facilitation et les coûts commerciaux doté d'un fonds d'affectation spéciale, plus de 100 participants originaires d'Afrique, d'Europe et des États-Unis ont discuté des problèmes liés au futur essor commercial de l'Afrique. Ils ont notamment examiné le rôle joué par l'abaissement des coûts commerciaux dans l'expansion commerciale et la réduction de la pauvreté.

Après le discours d'ouverture de William Lyakurwa, directeur administratif de l'AERC, et d'Olu Ajakaiye, directeur des recherches de l'AERC, les participants ont discuté des principales difficultés qui contribuent aux coûts élevés des transactions commerciales de la région, notamment le mauvais état des infrastructures, les contraintes géographiques et d'autres entraves au progrès.

Le coût élevé des transactions commerciales constitue un obstacle majeur.

Les coûts élevés des transactions commerciales - pour le transport des marchandises et le franchissement des frontières - ont un impact négatif sur les perspectives d'expansion du commerce africain, limitant ainsi la compétitivité des producteurs.

Même si la réduction des autres obstacles aux échanges, comme les tarifs douaniers, reste un élément important qui doit figurer dans la politique de libéralisation à venir, la plupart des pays africains ne bénéficieront pas des réformes tant que les coûts commerciaux ne seront pas réduits, comme l'explique un rapport (a) présenté lors de l'atelier par Alberto Portugal-Perez et John S. Wilson, de la Banque mondiale.

Les goulots d'étranglement immatériels, tels que les contraintes réglementaires et administratives au transport et au transit, doivent également être réduits. Les procédures douanières, les régimes de remboursement des droits de douane et d'autres exigences augmentent les coûts des échanges. Les indicateurs Doing Business  de la Banque Mondiale font apparaître que le nombre de jours nécessaires pour effectuer les procédures d'importation et d'exportation dans les pays africains est un des plus élevés dans le monde entier.

L'amélioration du climat des affaires lié au commerce est une mesure qui attirera les entreprises sur le marché de l'exportation et stimulera la productivité industrielle, d'après Lawrence Edwards, professeur à l'université de Cape Town.

Un autre intervenant de l'atelier, Tendie Mugadza, de l'université de Cape Town, a affirmé que le flux des échanges commerciaux en Afrique pourrait fortement augmenter si les pays africains amélioraient les indicateurs de renforcement des capacités liées au commerce dans trois domaines : les institutions, les infrastructures et le capital humain.


Les exportations jouent un rôle important dans la lutte contre la pauvreté.

Une présentation et un rapport de Guido Porto, économiste du Groupe de recherche pour le développement de la Banque, a souligné le fait que les coûts élevés des activités commerciales empêchent la pleine réalisation du potentiel offert par le commerce et peuvent ralentir l'effet des possibilités d'exportation sur la réduction de la pauvreté, comme la cherté des prix mondiaux pour les principaux produits agricoles et minéraux.

Dans de récents travaux de recherche, M. Porto indique que les exportations jouent un rôle important dans la réduction de la pauvreté. Les fermiers qui peuvent cultiver des denrées d'exportation à haut rendement sont, en moyenne, moins pauvres que ceux qui se livrent à une agriculture de subsistance. Dans une autre étude sur le même sujet (2008), MM. Balat, Brambilla et Porto ont montré que les ménages ougandais produisant des cultures d'exportation, comme du café, du thé, du coton et des fruits, risquaient moins d'être pauvres que ceux qui ne participaient pas aux marchés à l'exportation. Ils ont constaté que le doublement de la participation aux exportations réduirait de 13 % la pauvreté.

Des exemples de mesures qui pourraient être mises en place par des politiques judicieuses comprennent le réseau routier, les renseignements à caractère commercial, l'investissement étranger direct et des modèles pour agriculteurs - en plus d'un meilleur accès aux marchés étrangers.


L'infrastructure pèse également sur les coûts commerciaux en Afrique.

L'atelier a également abordé la situation de l'infrastructure et son impact sur le commerce en Afrique. L'Afrique renferme quinze pays enclavés qui n'ont aucun accès direct à des ports maritimes.

Bien que Baltimore, un grand port américain, soit à environ la même distance de Mbabane, la capitale du Swaziland sans accès à la mer, que de Durban, un port d'Afrique du Sud, les coûts d'expédition d'un conteneur normalisé de 12,2 m de Baltimore à Mbabane sont cinq fois plus élevés que ceux pour aller à Durban.

Pour surmonter les coûts élevés du transport intérieur, des améliorations sont nécessaires dans deux domaines essentiels - l'infrastructure physique (en supposant que les coûts donnent lieu à des avantages importants), ainsi que les pratiques administratives et la stabilité politique dans ces pays.


Un réseau routier transafricain ?

Des travaux de recherche effectués par MM. Buys, Deichmann et Wheeler font apparaître les énormes avantages sur le plan commercial que l'on pourrait retirer de l'investissement et de l'entretien d'un réseau routier transafricain. Le réseau qu'ils proposent relierait 83 grandes villes, aurait une longueur d'environ 100 000 km et pourrait accroître le montant des échanges de 250 milliards de dollars sur une période de 15 ans.


Andreas Kopp, économiste en chef du service des transports à la Banque, a noté l'importance que revêt l'entretien des infrastructures et le fait que l'insuffisance des capitaux consacrés à l'entretien de ces infrastructures en Afrique subsaharienne entre 1970 et 1989 avait causé une perte estimée à 45 milliards de dollars de la valeur du réseau routier. Selon lui, cette perte aurait pu être évitée si la somme de 12 milliards de dollars avait été consacrée aux frais d'entretien.

Les travaux effectués par MM. Njinkeu, Wilson et Powo-Fosso (2008), mentionnés lors des discussions qui ont eu lieu à Entebbe, illustrent eux aussi l'importance de l'infrastructure dans les coûts commerciaux. Les auteurs analysent l'impact de la réforme dans quatre catégories de mesures de facilitation du commerce : l'efficacité portuaire, l'environnement douanier, l'environnement réglementaire et l'infrastructure des services ; d'après eux, ce sont l'environnement douanier et l'environnement réglementaire qui constituent les principaux obstacles au commerce intra-africain.
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Les facteurs qui signalent la croissance future de l'Afrique sont en vue.

L'atelier a également examiné quelques facteurs qui devraient permettre une expansion des opportunités commerciales par le biais d'une facilitation du commerce et une baisse des coûts des transactions. Un certain nombre de pays africains ont commencé à diversifier leurs exportations au lieu de compter uniquement sur quelques denrées brutes. Les exportations comprennent de plus en plus de produits de l'industrie légère, de produits alimentaires transformés et de services tels que le tourisme et les centres d'appel.

Malgré un grand nombre de contraintes, l'Afrique peut recéler de bonnes perspectives de croissance. Les pays exportateurs hors pétrole enregistrent une croissance solide, en partie en raison des augmentations des prix mondiaux pour d'autres produits primaires, et les prix ne devraient pas baisser fortement au cours des années qui viennent.

Les réformateurs dans la région prennent également des mesures visant à abaisser les coûts commerciaux, à mettre en œuvre une réforme de la réglementation et à établir une coopération régionale pour réduire les frais. La poursuite des réformes dans ce domaine devra faire partie de tout programme de développement pour les années à venir.




L'IFC et la Banque mondiale mobilisent le secteur d'activité de l'éclairage dans le monde pour éclairer l'Afrique.

Le 6 mai 2008 – En Afrique subsaharienne, 500 millions de personnes n'ont pas accès à l'électricité et comptent sur les lampes à pétrole et les bougies pour s'éclairer. Pour permettre l'approvisionnement du marché africain en produits de rechange modernes tels que les ampoules fluorescentes et les diodes électroluminescentes sans connexion au réseau électrique, l'IFC et la Banque mondiale ont mis sur pied l'initiative dénommée Éclairer l'Afrique.

Lorsque la nuit tombe, Fatuna Soila de Kajiado au Kenya allume une petite lampe à pétrole à l'intérieur de sa maison. La lampe n'est constituée en réalité que d'un morceau mèche immergée dans du pétrole. Elle émet une faible lueur qui permet à peine à Fatuna de faire la cuisine et à ses enfants de lire. La lampe produit des émanations de fumées toxiques qui font tousser Fatuna et laissent des taches sombres sur son plafond. Au cours de l'année dernière, le pétrole qui alimente la lampe est devenu beaucoup plus cher.

Cette nuit, tout est cependant différent. Cette nuit, il y a une nouvelle lampe fluorescente sur la table de Fatuna. Dès que Fatuna l'allume, la pièce s'illumine.

« Cette lampe est mieux que celle que j'utilise, car elle a une plus grande luminosité », dit Fatuna.

L'Initiative Éclairer l'Afrique, en tant que composante de son étude de marché, a placé des lampes et des lanternes électriques portatives modernes dans un certain nombre de ménages et d'entreprises au Ghana et au Kenya. L'objectif visé est de déterminer quels sont les produits d'éclairage sans connexion au réseau électrique qui sont les mieux adaptés au marché africain et quel devrait en être le prix de vente.

Éclairer l'Afrique est une initiative conjointe de la Banque mondiale et de l'IFC. Cette initiative vise à remplacer les lampes à pétrole et les bougies que de millions de personnes en Afrique subsaharienne n'ayant pas accès à l'électricité utilisent actuellement pour s'éclairer, par des lampes fluorescentes, des diodes électroluminescentes et d'autres lampes modernes.

En plus de des efforts déployés dans le cadre de l'étude de marché, Éclairer l'Afrique opère sur plusieurs autres fronts. Pour créer une chaîne d'approvisionnement et des canaux de distribution efficaces pour des produits d'éclairage modernes, l'IFC et la Banque mondiale sont en train d'organiser la première conférence commerciale mondiale sur l'éclairage sans connexion au réseau électrique en Afrique. Cette conférence se tient à Accra au Ghana du 5 au 8 mai 2008.

Pour promouvoir l'innovation, Éclairer l'Afrique organise un concours doté d'un prix de 200 000 dollars pour les produits et les modèles d'entreprise les plus novateurs dans le domaine de l'éclairage sans connexion au réseau électrique. Les résultats dudit concours seront proclamés lors de la conférence.

Éclairer l'Afrique examine également la qualité des produits d'éclairage exportés en Afrique et élabore en ce moment des normes de qualité.

Cette initiative bénéficie de l'appui du Programme d'aide à la gestion du secteur de l'énergie, du Fonds mondial pour l'environnement, du Mécanisme consultatif pour l'infrastructure publique-privée, de Good Energies Inc., des gouvernements néerlandais, norvégien et luxembourgeois, de la Commission européenne et du Partenariat pour les énergies renouvelables et l'efficacité énergétique.

Avec un montant de 17 milliards dépensé chaque année en Afrique pour les produits d'éclairage sans connexion au réseau électrique, les possibilités d'affaires ne font pas l'ombre d'un doute. Éclairer l'Afrique vise à mettre ces opportunités en exergue et à veiller à ce que les besoins pressants d'éclairage de l'Afrique soient satisfaits dans un proche avenir.

Démographie: 450 millions d'habitants en Afrique de l'Ouest en 2025.

Une croissance de 50% en moins de 20 ans

Les 18 pays africains couverts par le Club du Sahel et de l'Afrique de l'Ouest (CSAO) compteront en 2025 près de 450 millions d'habitants dont 65% de jeunes de moins de 25 ans, a révélé à Paris un responsable de cette institution rattachée à l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE).

"La population des 15 pays membres de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), de la Mauritanie, du Cameroun et du Tchad a connu une augmentation considérable. Elle passera de près de 300 millions aujourd'hui à 450 millions en 2025", a estimé Normand Lauzon, directeur du CSAO qui emploie des experts africains et occidentaux.

S'exprimant lors d'un entretien accordé à la PANA, M. Lauzon a souligné les sérieux défis posés par l'augmentation de la population dans les dix-huit pays couverts par le CSAO, mettant en garde contre "la fabrique d'une jeunesse désespérée".

"Il faut agir dès maintenant pour trouver des réponses aux problèmes de sécurité alimentaire, d'urbanisation et de paix sociale posés dans un espace de 450 millions de personnes", a dit le directeur du CSAO basé à Paris.

"Nous devons réfléchir aux moyens de relever les défis par l'avenir de tant de jeunes en Afrique de l'Ouest : où vont-ils travailler ? Où les loger ? Est-on en train de fabriquer des désespérés ?", s'est interrogé M. Lauzon.

"La jeunesse est une bombe à retardement, elle est là. Il faut agir vite", a-t-il poursuivi, en soulignant le partage d'expérience et de réflexion entre le CSAO et les organisations sous-régionales ouest- africaines.

"Nous abordons les défis posés en Afrique de l'Ouest dans le cadre de chantiers communs avec des organisations comme la CEDEAO, l'UEMOA, le CILSS. Nous nous posons ensemble les questions stratégiques. Nous apportons les éléments d'analyse afin de mobiliser les Africains eux- mêmes autour des questions de développement", a expliqué le directeur du CSAO.

Il a, par ailleurs, souligné la double lecture de l'Afrique choisie par son institution, assurant que des avancées importantes ont été réalisées sur le continent depuis 40 ans.

"Tout n'est pas mauvaise nouvelle en Afrique. A côté de ce qui ne va pas, il y a aussi des avancées considérables réalisées en 40 ans. Au CSAO, nous essayons d'avoir cette double lecture pour conduire nos travaux. Nous voulons faire avancer les choses", a dit M. Lauzon.

"Nous sommes cohérents dans notre démarche en invitant tous les acteurs dont les pouvoirs publics, la Société civile et les organisations régionales à anticiper sur les défis que posera une population de 450 millions d'habitants", a-t-il insisté.
 
            Drapeau centrafricain
  


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