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Point de vue. Quel préalable pour arrêter l'hémorragie économique en République Centrafricaine en cette fin de 2011.Dans ma dernière réflexion, je m'étonnais du silence du KNK du Centre A Fric concernant les rumeurs selon lesquels » Le Franc CFA sera dévalué le 1er janvier 2012 ». A cela il n'y a pas eu de réactions. D'ailleurs à part les insultes et les dénigrements, on ne peut pas s'attendre à une réaction sur le sujet de la part d'un parti qui n'a pas la culture du débat contradictoire. Néanmoins, on peut supposer que dans ce nouveau système de parti unique, il puisse un jour émerger des voix qui acceptent d'être interpellés par le dernier des citoyens sur des sujets d'actualité. Car je rappele ici, que je ne suis pas seul à poser ces questions ! Yves Ekoué Amaïzo parle sur Africa Nr 1 d'Austérité pour les pauvres, relance pour les riches : mimétisme des dirigeants africains. Et Oui, les Centrafricains vivent dans la zone Euro sans le savoir. Le CFA qu'ils utilisent est une monnaie dépendante à 100% de l'euro. Si l'euro est trop cher, le CFA l'est aussi. Donc s'il y a dévaluation de l' Euro, situation que les dirigeants de la zone Euro ne veulent pas envisager, il y aura dévaluation du CFA. On avance même des pourcentages entre 30% et 50%. Cette dévaluation se fera automatiquement dès lors que la valeur de l'Euro tend vers la parité avec le dollar américain, soit 1 Euro égale 1 USD. En Europe, cette situation va entrainer le chômage, faire baisser les salaires et rétrécir le pouvoir d'achat de la population. Mais la dévaluation fait essentiellement baisser les prix des exportations tout en augmentant les dettes. Donc ceux des pays qui produisent pourront vendre leurs produits facilement. Eh oui ceux qui produisent des tonnes de Maïs, des tonnes de Riz, des tonnes de l'Huile de palme, des tonnes de café eux vont profiter de la dévaluation. Mais le Ministre des Finances avait dit devant l'Assemblée nationale que la RCA ne produit rien. Yves Ekoué Amaïzo dit aussi que tout mimétisme des dirigeants africains n'a plus de sens. Donc Les dirigeants africains doivent se prononcer. Ils doivent répondre aux questions posées dans l'analyse faite par le collègue Eugène WOPE sur le problème de la modernisation des économies africaines, sujet repris dans les journaux banguissois ces derniers jours.
C'est face à ce mimétisme du KNK et de ses ténors les « Te ka mo Te Gue » et les « Mo Wara mo Te Biani » de 2003 à aujourd'hui que je reste surpris. Car malgré tout, on peut les citer dans des déclarations ou on nous rabâchait les performances économiques sans égales de la République Centrafricaine depuis le 15 mars 2003 .
Le Centre A Fric est un pays de Ministres CAT (Conduite à Tenir) et des Ministres milliardaires. Ses dirigeants politiques viennent d'instaurer un parti unique en spéculant sur l'aide des pays plus développés. Or ces derniers sont pris à la gorge par la grave crise économique qui menace la stabilité du monde. Cette crise dite protéiforme par Mr Wope a commencé les stratégies de maximisation de gains issues des ventes de produits qui n'existaient que sur du papier donc virtuel. Financière, elle est ensuite devenue bancaire donc monétaire. Elle s'exprime en Euro la crise et puisque le CFA est le fils de l'euro. La zone CFA est donc elle aussi en crise !
La crise de la zone Euro est aussi la crise de la zone CFA. Ces zone sont mis en mal par un model financier que le monde politique occidental croyait au départ très performant pour l'économie mais qui s'est avéré fatal. Le moins que l'on puisse dire, c'est que ces politiciens occidentaux avouent que cela a été une erreur d'appréciation et qu'il faut changer.
Faisons donc un exercice comparatif : le peuple Centrafricain misait au même moment sur la capacité du KNK et de son Président à résoudre leur problème économique. Ce peuple a aveuglement fait confiance à ce régime croyant qu'il était capable de ramener la paix et la prospérité gage de développement économique de la RCA. De l'autre côté du monde, les pays riches eux avaient misé sur la performance de l'ultra libéralisme et de l'économie basée sur la spéculation. Ce système de spéculation financière a conduit les pays riches dans l'impasse tout comme le choix politique truqué à conduit des Centrafricains dans l'impasse. Mais à la différence des pays développés et riches ; le régime militaire du Centre A Fric a fermé la porte de l'apport politique de l'opposition choisissant de rester seul responsable de la descente aux enfers des Centrafricains. Aujourd'hui, ses Ministres CAT et leur parti unique attendent les Conduites à Tenir face aux problèmes économiques. Une chose est certaine, maintenant qu'ils ont eux aussi des problèmes, les dirigeants des pays riches chercheront ensembles avec leur opposition des stratégies pour savoir comment changer ; C'est ainsi qu'en Grèce, en Italie et en Espagne, les gouvernements qui n'ont pas été performant ont cédé la place pour une alternative de politique. Bientôt, cette alternance verra jour dans beaucoup d'autre pays.
Les dirigeants des premiers pays touchés par la crise économique ont, avant de frapper à la porte d'autres pays, commencé par reconnaitre qu'il y a un problème et qu'il est nécessaire, ENSEMBLES de trouver une solution pour changer. Ils ont reconnu leurs erreurs. Et pendant ce temps, que font les Africains? Ils attendent les conduites à tenir, entourées de tous qu'ils s'apprêtaient à installer au pouvoir. Ils attendent que ce même Occident qui est pris à la gorge par ses propres problèmes leur apporte des solutions miracles toutes pensées.
De janvier 2011 à bientôt janvier 2012, se passera un an que le « Wakodro » ou encore CENTRAFRICAIN attend. Si cette population Centrafricaine accordait de l'importance à la mesure du temps, elle se dirait qu'elle vient encore de passer un an soit douze mois, trois cents soixante deux jours de sa vie sans amélioration, sans modification de ses conditions de vie bien qu'il tienne tous les jours la bible entre les mains tous jours.
Mesurer le temps est synonyme de quantification de la performance facteur utiliser par l'être humain pour mesurer sa capacité de production qui sert à noter son degré d'évolution ou encore son niveau de développement.
Oui, les Agences de notation utilisent la performance de production pour donner des notes, le fameux B- B+, A, A+, AA, AAA ou encore triple, aux pays qui donnaient l'argent gratuitement aux dirigeants africains. C'est donc leur capacité de production qui sert d'étalon pour la mesure de leur performance ; et la production n'a pas lieu dans les Ministères mais sur les chantiers, dans les champs, dans les brasseries, dans les fabriques de quelques choses par exemple les fabriques de tissu ou les fabriques de chaussures, les fabrique d'allumettes ou d'aiguilles, de savon, les fabriques de Jus de fruits, ou de transformation du bois, transformation de produits agricoles, les fabriques de mis en boites de légumes, etc... Et pour tout cela, il faut de l'énergie et de l'Eau. Pour qu'un pays soit riche, il lui faut fabriquer tour cela et Vendre aux autres qui n'en ont pas la possibilité, c'est-à-dire, il lui des routes pour transporter tous ces produits d'un endroit à un autre.
Donc la richesse d'un pays ne se déduit pas dans la kalachnikov contre les opposants ou dans le portefeuille de ses Ministres CAT. Pour être riche, un pays doit avoir de l'énergie électrique, la route et de l'Eau. Ce sont ces infrastructures qui permettent de produire par le travail de tout le monde. Et pour avoir l'énergie et de l'Eau, il faut des hommes et des femmes formés. Il faut une jeunesse motivée pour être formée dans tous les corps de métier. Pour être riche, il faut une Ecole qui fonctionne dans un pays en paix ou les élèves sont en bonne santé et mangent Midi et Soir. Pour préparer tout cela, il faut une politique responsable qui prépare le pays à travailler pour l'avenir.
Pour être riche par exemple, un Centrafricain pourrait créer une entreprise pour tanner les peaux des animaux tels que vaches, chèvres, biches, gazelles, etc.. Si on les traitait bien et on les exportait ? Mais pour cela il LUI faut à ce Centrafricain, encore une fois de l'Eau, de l'Electricité et des Routes.. Inutile de dire que ce dernier ainsi que ses employés paieront naturellement des Impôts. Cela au moins ne doit pas être difficile à comprendre, même si c'est quelqu'un de l'opposition politique Centrafricaine qui l'écrit. Cela ne doit pas nécessairement être dit par un Blanc pour que l'on comprenne ce qu'il faut pour faire fonctionner l'économie Centrafricaine.
Pour être riche, le pays doit garantir à ses citoyens le bon fonctionnement des infrastructures de production ainsi que la liberté de circuler librement
Alors, au vu de tout ce qui vient d'être cité, on est en droit de se demander quelle note donneront les agences à la République centrafricaine ? Il faut aller chez Forbes pour découvrir que nous n'avons pas de note puisque nous sommes au 200xème rang mondial parmi tous les pays. Et cela ce n'est probablement pas la faute de l'opposition politique.
Le comble dans tout cela, oh mon Dieu, c'est quand un acteur imminent du régime centrafricain confirme dans les médias que notre pays ne produit RIEN. Ce constat amène bien évidement à s'interroger au sens d'être ou ne pas être de ce régime. Mais pourquoi Bon Dieu ne produisons nous pas ? Nous avons tous les atouts naturels, nous avons toutes les matières premières pourtant !
· Si le pays ne produit rien après sept 7 années de règne de Bozizé, il faut que ce dernier démissionne avec son régime!
· Si le régime remarque après 7 années de règne que son système ne permet pas au pays de produire, il vaut mieux laisser d'autres fils du pays essayer.
· Si on dirige un pays qui ne produit rien, alors il vaut mieux supprimer la monnaie de ce pays et le mettre sous tutelle d'autres pays plus capables (haha ce n'est pas la solution)
· Il faut être un dirigeant irresponsable pour tenir un tel discours devant une Assemblée nationale responsable (une Assemblée qui n'a d'ailleurs pas réagi donc complice)
Au lieu de passer son temps sur des stratégies pour traquer les opposants, il faut proposer des solutions ou sinon quitter le pouvoir et partir.
Un peuple qui ne prend pas son destin est un aveugle. Dès lors que ce peuple n'est pas vigilent sur les actes posés par les ténors du pouvoir, alors il lui arrivera toujours ce qui arrive aux aveugles.
La dévaluation d'une monnaie n'est imposée qu'à des gens qui ne se préoccupent pas du rôle de la monnaie dans le fonctionnement de leur économie.
Les acteurs politiques actuels ont, pendant des années, misé sur les groupes électrogènes pour eux et avaient justifié la non nécessité de renouveler les infrastructures production et de distribution d'électricité public par le fait que n'en avaient pas la nécessité. Pire, ils ont misé sur les chinois pour leur DONNER gracieusement des équipements. Ainsi, ils ont laissé toutes les infrastructures techniques se dégrader : Production et Distribution d'Eau potable (SODECA), Production et Distribution d'Electricité courant fort (ENERCA), Aménagements des structures de transport de l'Information (SOCATEL, ONI), Routes et Aéroport (Transport) Ecole et Hôpitaux.
Or toutes les infrastructures pré citées ont été dirigées par des Ministres qui ont des milliardaires en RCA.
Alors, faut-il vraiment être étonné que le pays ne produise rien ? Faut-il être étonné que le CFA soit devenue une monnaie trop forte pour une économie qui ne produise rien ? Il faudrait peut-être admettre l'évidence que nos dirigeant centrafricains ont vécu dans la logique des sociétés de consommation, ce mode de vie ou on ne souci pas de sa trésorerie.
Ils ne se sont jamais préoccupés de l'économie réelle et de ses structures et se trouvent subitement face au mur.
Alors, je me permettrai de poser la question brutale : Quelle est la solution que le gouvernement se propose d'apporter pour contrecarrer les effets d'une possible dévaluation ?
La vision néolibérale du monde est impitoyable si on ne produit rien. Et pour produire, il faut TOUT le monde et non seulement un clan.
A monsieur le Président, Vous qui incarner les institutions ! Vous qui êtes un Pasteur ! Que cette nouvelle année vous illumine afin de créer les conditions politiques pour que les Centrafricains aient du Travail plus tôt que de leur jeter des billets de 500 Francs CFA ( 76 Centimes d'Euro) lors de vos passages. Je vous supplie de lire cet adage qui dit « pour sauvez celui qui habite près d'un cours d'eau, il suffit de lui apprendre à pêcher au lieu de lui donner du poisson ».
Je suppose que cet adage existe aussi dans la bible des Christianismes-Célestes.
Bonne Année 2012 !
Paris le 22 Décembre 2011
Jean-Pierre MARA
Ancien Candidat à la Députation de Janvier 2011
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